Before Naruto

Avant que Naruto ne soit un apprenti Ninja, que ce passait-il?
 
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 Portraits de fans

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Kamoku Ayumu
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MessageSujet: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:07

LE DANSEUR DE TECKTONIK

Les cons ont toujours eu leur danse. Celle des canards, la chenille, du
tapis, la queue-leu-leu, la macarena, la lambada etc. Ça ne manque pas
et ça se renouvelle selon les modes.
Destinées le plus souvent aux campings pour permettre à leur clientèle
de déchets humains de secouer leurs panses pleines d’alcool bon marché,
entre deux concours de t-shirts mouillés, ces rituels gesticulants se
trouvent le plus souvent réservés à une faune dont la jeunesse n’est
plus qu’un lointain souvenir.
Laissant de côté ces tristes spectacles, leurs enfants ont trouvé LEUR
danse bien à eux : la tecktonik ! D’ailleurs, à les écouter, c’est plus
qu’une danse, c’est une façon de vivre ! On nous avait déjà fait le même
coup avec le disco en 76…
Erigée en phénomène de société par des médias paresseux, dont le moindre
buzz sur le Net se termine en tête de gondole du journal de 20h, la
tecktonik est pratiquée par toute une bande de macaques qui ont enfin
trouvé un zoo accueillant.
Le danseur de tecktonik se voit de loin. Il porte généralement beaucoup
de couleurs flashy, avec une nette préférence pour le rose tapette et la
pisse fluo. Ses t-shirts sont moulants et aussi serrés que les slims,
ces fameux jeans qui rendent stériles... A ses pieds, des baskets
Converse, histoire de se la jouer rebelle de Châtelet. Non content
d'être vestimentairement ridicules, ces gens-là s’affublent de
pseudonymes les enfonçant un peu plus d'avantage : Bogoss-TCK, TCK-Devil,
TCK-OUILLE etc. Notez également qu’ils s’appellent comme ça entre
eux !...
Ajoutez à cela une coiffure emblématique, la fameuse crête enduite de
gel fixation « BTP », que l'on porte généralement avec un mulet et
parfois quelques touches de maquillage bon marché. Le mâle tecktonik
ressemble en fait beaucoup plus aux mignons d’il y a quelques siècles.
Si en plus il a un tatouage tribal, alors là, c'est le top du top du
rebelle original, insoumis et indomptable, et ça veut dire en plus qu’il
est majeur...
Généralement, la danseuse de tecktonik est plus jeune de trois ou quatre
années que son mâle et elle vient de découvrir les serviettes
hygiéniques en même temps que le Metropolis, boîte de beaufs à la
puissance 1000, située en grande banlieue parisienne, et digne certains soirs des pires « dancings » des campagnes les plus reculées. Habillée en petite pute fashion, elle paie son entrée avec le blé de papa/maman, qu’elle dira avoir volé mais qui n’est que son argent de poche hebdomadaire, et se dépêche d’avaler son Smirnoff Ice offert avant de descendre au sous-sol de la boîte chercher quelque chose de plus consistant à se mettre derrière la cravate et qui la fera carburer toute la nuit. Ben oui, la tecktonik, ça demande de l’énergie quand même et quoi de mieux que les produits chimiques de synthèse pour ça ?…En les voyant tous piétiner la piste de danse, on constate également les méfaits qu’a provoqués le DDR sur la jeunesse actuelle…
Nous sommes des profanes, nous ne pouvons donc pas dire à quoi sert la tecktonik. Eux seuls le savent. Sur leurs Skyblogs, ils exposent en langage SMS leur philosophie. - « 0n é la p0ur kifé ! » comme dit Jeyjey, figure emblématique et acnéique du mouvement, trop heureux de rebondir après avoir raté ses études, et qui vient nous présenter son « crew » dans toutes les émissions qui daignent l’inviter, souvent pour se foutre de sa gueule ; sans oublier ses vidéos sur Youtube où il se désarticule tout seul dans sa chambre de 1m² sur une exquise moquette violette. Le
bon goût l’accompagne partout lui… N’oublions pas non plus Lili Azian, brave génisse à face de lune et aux cuisses de rugbyman qu’elle ne nous prive jamais de dévoiler, ainsi que d’autres parties de son corps, en bonne exhibitionniste qu’elle est. Ça muscle sec de danser toute la journée ! Mais ce n’est pas grave, quand la mode
de la tecktonik sera passée, c’est-à-dire le mois prochain, elle pourra toujours planquer ses gros jambons à son boulot. C’est l’avantage des caissières de supermarché, on ne leur voit que le haut.
Tous ces paumés sont narcissiques au possible, comme tous les complexés. Intérieurement creux, ils ne peuvent que compter sur une vitrine extérieure pour exister. Ils adorent se montrer, se faire applaudir, entendre des compliments, être vus et enviés. C’est leur moteur. De la même façon que les candidats de la Star Ac ne sont pas nés pour être chanteurs, les « figures » de la tecktonik ne sont pas nés être danseurs. Ils s’en foutent de ça, ce n’est pas une vocation chez eux mais uniquement un moyen afin de devenir riches et surtout célèbres ! C’est ça leur seul et unique but à tous ces pouilleux. La gloire et tout ce qui va avec ! Les danseurs de tecktonik ont beaucoup en commun avec les cosplayers. Ils ont fait du ridicule un mode de vie mais, comme eux, n’essayez même pas de leur dire qu’ils sont grotesques. Pour eux, ils sont des dieux. Ils sont beaux, intelligents et sont l’élite de la jeunesse. C’est du premier degré total. Leur seul argument contre leurs détracteurs est : - « Essayez de le faire ! » Non merci, nous avons le sens de la dignité nous.
A ce propos, comment danser la tecktonik ? Grande question existentielle que se pose la plupart des p’tits beaufs de nos jours. Jpop Trash vous donne gratuitement le mode d’emploi infaillible pour cela. Oubliez la technique, tout est une question d’imagination.
*Mettez-vous d’abord dans l’ambiance avec leur zik, qui n’est qu’une purée délayée de synthés. Trois accords en boucle pour la ligne de basse, une mesure en quatre temps, 150 BPM, une grosse boîte à rythme dessus, quelques effets et hop ! Vous avez de la tecktonik. Mélodie ? Y’en a pas. Harmonie ? Y’en a pas. Des sons clairs ? Y’en a pas. Mais qu’importe ! On n’est pas là pour écouter, juste pour se trémousser et pour cela, le beat suffit. N’importe qui avec un clavier cheap à 100€, sans savoir lire une seule note de musique et n’ayant aucun sens du rythme, peut faire de la tecktonik. Il suffit juste d’avoir les bons programmes, l’ordinateur fait tout à votre place. Cette dysenterie électronique n’est rien d’autre que la digne suite de la techno sous Amiga du début des années 90, les 2Unlimited et autres Snap qui nous ont
tant pollué les oreilles et le reste. Bon, maintenant que vous avez l’ersatz de musique, et bien dansez maintenant ! Alors c’est très simple. Vous allez imaginer que vous êtes dans une manifestation et que les CRS chargent. Ils tentent de vous donner des
coups de matraque mais vous, vous êtes plus rapide que l’éclair alors, vous essayez de les éviter. Ces mouvements d’esquive forment les oscillations de base de la tecktonik pour votre corps. Soyez mou, flexible, comme monté sur ressort. Associez à cela des mouvements des bras et des mains comme si vous deviez vous protéger la crête de coups que vous ne pourriez éviter. Vous savez, cette position-réflexe qu’ont tous les gosses battus dès que leurs parents s’approchent d’eux trop vite et par
surprise. Essayez de suivre le bruit des « poum tchak poum tchak », répétez tout ça à l’infini, ou tant que la musique tourne, et admirez le résultat dans votre miroir. Ça y est, vous voilà transformé en danseur de tecktonik ! N’attendez plus ! Enfilez votre étroite tenue de con, enduisez-vous les cheveux de votre morve et courrez vite au Metropolis. On va enfin vous aimer !... Kiffeurs des villes ou des champs, même race de cons ! On distingue tout de même le danseur de tecktonik de province de celui de la capitale à une seule chose : ses dents. Le campagnard en prendra toujours grand
soin. Pourquoi ? Parce que lorsqu’on habite dans un bled, et que la seule boîte du coin se trouve à 70 bornes, ça fait du chemin à parcourir. L’allée ne posera généralement pas de problème, mais le retour si. Rentrer à cinq en bagnole, avec, en moyenne, eux grammes d’alcool dans le sang chacun, en se prenant pour Sébastien Loeb sur une petite route qui serpente et en pleine nuit, c’est la roulette russe et certains d’entre eux termineront leur fiesta dans le fossé après plusieurs tonneaux. Voilà pourquoi les danseurs de tecktonik provinciaux prennent tant soin de leur dentition : par précaution et permettre ainsi une identification plus facile de leurs cadavres en morceaux par le médecin légiste. Avec à peine quelques mois de vie au compteur, la tecktonik a déjà été récupérée par de vieux-jeunes Parisiens qui se sont très vite emparés de la chose et ont développé autour d’elle tout un marché hautement
lucratif, vendant pêle-mêle sous ce nom boissons, compilations d'artistes Fruity Loops, salons de coiffure et produit de beauté. La tecktonik est un véritable rêve éveillé pour des commerciaux toujours avides de voler un nom porteur et une mode non déposée et de s’engraisser dessus le temps qu’elle durera. Nos kiffeurs ont beau passer à la télé, ils sont toujours aussi fauchés. Ce mouvement qu’ils ont lancé, et qui triomphe actuellement, ne leur rapporte que dalle. Sur chaque produit vendu estampillé « tecktonik », pas une thune ne leur tombe dans la poche. Ils ne sont
que des VRP bénévoles que l’on paie en quart d’heure de célébrité. Le manque de personnalité de ces imitateurs d’épileptiques sous ecstasy, pantins à la peau grasse ne sachant même pas s'exprimer correctement à la télé car totalement incultes, en bons sous-produits carnés issus des usines d’équarrissage que sont TF1 et Skyrock, font d’eux l'archétype même de la fashion victim cheap et manipulée. Mais eux ne se
rendent compte de rien. Pire même, en plus de croire d’être célèbres et adulés, ils pensent également être des précurseurs, trop heureux d’être soutenus par des « stars confirmées », comme Tekilatex, Yelle, nouveau membre du club et ses fringues foutant de la conjonctivite, et même Lorie, la Boa française, dont le public a maintenant dépassé les 10 ans d’âge et qui l’a lâchement abandonnée pour rejoindre le fan club de Tokio Hotel... On rigole déjà des danseurs de tecktonik à l’heure actuelle alors imaginez ce que se sera dans dix ans quand on retombera par hasard sur leurs photos et leurs clips… Le réveil va être dur pour eux. Tant mieux !

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Dernière édition par Kamoku Ayumu le Dim 8 Juin - 15:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:08

LE
SPORTIF JAPONAIS


Sportif? Pourquoi pas
"athlète" nous direz-vous? Tout simplement parce que les
athlètes au Japon, ça n'existe pas. Nous sommes
des salauds de dire ça? Ok, alors citez-nous un
athlète japonais mondialement connu! Alors?
Alors?? Et oui... Il y en a aucun. Maintenant, citez un
athlète américain. Vous voyez, tout de suite,
vous avez des tas de noms qui arrivent dans votre tête pleine
d'eau. CQFD.

Soyons franc, le japonais
n’est pas fait pour le sport, ses courts membres ne lui
permettent pas, et ne lui permettront sans doute jamais,
d’égaler les athlètes des pays
occidentaux, même les plus mauvais comme les
Français...

Certains Japonais pratiquent
également la musculation. Du moins, ils essayent. Saluons
là tout de même ce bel effort même si le
résultat n’en est que plus risible à la
sortie car on se retrouve face à une grosse tête
de Doraimon posée sur un corps de troll dopé aux
stéroïdes...

Alors pourquoi tant d'efforts
aussi vains? Pour une simple et bonne raison: bien qu'étant
une démocratie moderne et libérale, le Japon est
un pays ultra nationaliste, et gagner dans un sport est devenu leur
priorité number one. Il leur faut une vitrine
extérieure afin de briller dans le monde entier pour prouver
qu'ils existent, et en particulier face aux autres pays asiatiques. Le
sport de haut niveau est devenu, outre une histoire de fric et de
triche, une affaire politique. Staline fut le premier à le
comprendre et à le rendre obligatoire dans toute l'ex URSS,
lui qui n'en fit jamais de toute sa vie...


Avec une seule
misérable médaille aux derniers Jeux Olympiques
d’hiver, certes en or, mais en patins à glace chez
les femmes et rien chez les hommes, le Japon a bien compris que
s’il voulait exister dans une quelconque discipline, il
faudrait qu’il l'invente. Et oui, comme au temps du Club
Dorothée, ces "Club D'or" que seuls gagnaient la fine
équipe, ses musiciens de bal et autres sitcoms made in AB
Productions, parce qu'ils savaient très bien qu'aucun
organisme officiel ne leur remettrait jamais un seul trophée
tant ils étaient la honte de la profession. De la pure
branlette destinée à soigner des ego
blessés. Là c'est pareil.


Les conditions sont simples
pour permettre à un sportif japonais de gagner quoique ce soit. Il
faut:


1 - Un nouveau sport qui
n’a, et ne sera, jamais été pratiqué en
dehors du Japon.

2 - Des arbitres exclusivement
japonais.

3
- Des athlètes étrangers soigneusement
triés sur le volet, à savoir TRES mauvais vu
qu'ils ne sont là que pour prouver que les Japonais peuvent
battre des gaijin. Et quand bien même ils gagneraient, car
malgré leur énorme cachet, certains
n’arrivent pas à se résoudre de perdre
face à de tels nabots, il y a toujours les arbitres
véreux et les règles du jeu modifiables en temps
réel.

4 - Un public de trois
millions de japs réunis dans 200m² (ils ont
l'habitude, regardez leurs transports en commun. A part Winzip, seul le
Japon compresse autant...) qui hurlent à tue-tête:
"NIP-PON! NIP-PON!" en agitant leur drapeau à rayons, qui
est celui de l’armée impériale...

5 - Des médias
complaisants retransmettant en boucle la victoire du héro
national.


C’est comme cela que
le jap de base peut admirer sur son poste de télé
des asticots nippons triompher face à de pauvres gaijin
brésiliens, coréens ou encore d’Europe
de l’Est dans des jeux (par opposition à sports)
tels que K-1, Pride ou encore Special Battle, et croire en sa toute puissance
sportive. Ajoutez là-dessus les slogans nationalistes et la pétasse de
présentatrice, ex office lady, de vomir à la chaîne des: - "Sugoi,
sugoi, takumashi desune!!!", toute souriante, malgré ses
dents qui ont trop décapsulé de bouteilles...

Tout étant
arrangé à l'avance comme le catch ricain, sauf
que les Japonais ne le savent pas, ou ne veulent pas le savoir, et
devant tant de haine, l'horrible Roberto, Kim Park ou Dimitri n'a
aucune chance et ne peut que se faire défoncer la gueule par le beau
Masato...


Le Japon prend toujours bien
soin de ne jamais faire perdre la face à leurs sportifs
chéris, payant très cher pour que les
championnats du monde se déroulent chez eux, pour ne
retransmettre que les matches de l’équipe
nationale... Et quand bien même leurs petits héros
se seraient fait éclater devant une équipe
étrangère, ce qui arrive tout le temps,
qu’à cela ne tienne! Il y a toujours le
résumé du match qui ne montrera QUE les quelques
points japonais, grâce à la magie du montage, pour
finir par conclure à demi-mots (il faut souvent monter le
son à ce moment): zannen nagara NIPPON ha shouri wo
jitugendekinakatta.

Traduction: -
"Malheureusement, LE JAPON n’est pas arrivé
jusqu’à la victoire!"

Comprendre: ils se sont fait
torcher au premier tour...


Le Japon est très
similaire à la Corée du Nord,
c’est-à-dire nationaliste à en crever
et avec des tonnes de trucs à prouver parce que
complexé. Regarder une rencontre sportive à la
télé au Japon est très relaxant. Finie
l’angoisse et la désillusion du
résultat final, le Japon gagne à tous les coups!
A conseiller aux personnes cardiaques et autres dépressifs.

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:08

LA FAN DE TOKIO HOTEL



Les 10
commandements de la fan de Tokio Hotel :


- En gothic lolita, tu t'habilleras.
- Le visual rock, tu aimeras.
- Harry Potter, tu liras.
- Un Skyblog, tu tiendras.
- Le vrai rock, tu ignoreras.
- Sur des mangas yaoi, tu te toucheras.
- A la Star Ac, tu
iras.
-
« Biiiiiiiiiiiiiiiiiiill »,
tu crieras.
- De cadeaux ridicules, tu le couvriras.
- Ton cerveau, tu flingueras.


Cette charte doit
être signée et appliquée par toute fan
qui se respecte. Si elle ne le fait pas, elle sera alors
considérée comme une fausse fan et ce sera pour
elle la punition suprême car la fan de Tokio Hotel est sure
et certaine que Bill vérifie toutes les signatures, le soir,
après le concert...
Il faut aussi dire qu'elle est persuadée qu'il la
connaît, conserve tous les cadeaux qu'elle lui offre et lit
toutes ses lettres mais qu'il est trop timide pour lui dire
qu’il l’aime aussi, sinon il serait
déjà venue l'enlever de chez ses cruels parents
habitant un petit loft vétuste de huit pièces en
plein cœur du 16ème arrondissement de
Paris…


La fan de Tokio
Hotel a entre 8 et 14 ans. Si elle a plus, ce qu’elle est
irrémédiablement foutue et surtout
très vilaine. Fantasmer sur des idoles quand on
découvre ses premières traces sanguinolentes dans
sa culotte Hello Kitty, c’est normal. Mais quand on est en
âge de choper une mononucléose et qu’on
continue à perdre ses eaux devant la photo d’un
palmier humain, c’est qu’il y a un
problème. Et le problème vient souvent du manque
de sex-appeal de la fan : obèse, sac
d’os, boutonneuse, sans courage, capricorne etc.
Ça aide pas à se trouver un petit copain. Au
moins, le poster de Bill ne lui dira jamais qu’elle est un
tromblon imbaisable. Amusant de constater que cette absence de
sex-appeal la mènera un jour ou l’autre au sexe
à piles...


La fan de Tokio
Hotel ne connaît du groupe que Bill Kaulitz. C’est
l’avantage d’être le chanteur :
toujours devant la scène et aucun d’instrument
à transporter après le concert. Les autres
membres ne sont là que pour la décoration pour
elle. Et puis, ils sont moches.
Bill Kaulitz. Le nouveau phénomène des cours de
récréation des écoles primaires et de
quelques collèges. Phénomène
n’est pas un mot exagéré car
c’en est vraiment un, mais de foire. Entièrement
osseux et creux, son corps offre une très faible
résistance au vent, c’est son plus gros point
faible, en dehors de sa lobotomie, c’est pour ça
qu’il ne va jamais donner de concert en Bretagne.
Ça souffle trop là-bas.
Se faisant maquiller et coiffer par des entreprises de BTP, Bill change
d’apparence suivant l’habileté du type
chargé de faire fonctionner la bétonneuse... Un
véritable caméléon ! Parfois,
on croit avoir affaire à la petite sœur de Brian
Molko, d’autres jours à Gohan devenu
gothique… Plus généralement, et
surtout au réveil, Bill ressemble à une flaque de
vomi de porc séchée.
Bill n’est pas un chanteur mais un mime. Personne ne
l’a jamais entendu chanter en vrai vu que ses fans hurlent
sans arrêt en concert, couvrant ainsi sa voix.
C’est bien peinard pour lui, il n’a
qu’à faire semblant de chanter, ses copains
derrière semblant de jouer, et attendre comme ça
pendant une heure en exhibant ses os. Ce sont les fans qui font le
spectacle et elles payent pour ça !

Bill, c'est un peu une sorte de nouveau Michael Jackson
qui, au lieu de devenir un monstre en s'éclaircissant la
peau à coups d’acide de batterie, en devient un
autre en enchaînant les séances d'UV et en
compensant la petitesse de sa boîte crânienne par
un volumineux chignon qui ferait pâlir de jalousie Tahiti
Bob. D’ailleurs, sa coiffure est un mystère,
comment peut-elle bien tenir ? Produirait-il
lui-même son gel, un peu de la même
façon que dans le film Mary A Tout Prix ? Elle
semble incroyablement dure. On raconte qu’un jour, Bill
imitait un singe ayant une crise d’épilepsie,
d’autres appellent ça « danser
sur du hip hop », et qu’il s’est
mis à tourner sur la tête. Après sa
performance, on découvrit que le parquet était
entièrement poncé !
D’ailleurs, Valérie
Damidot
préconise
désormais dans ses émissions d’utiliser
uniquement Bill pour les surfaces difficiles à
décaper !… Bill étant allemand, on
peut le dire clairement question bricolage : boche, du travail
de pro !…


La fan de Tokio
Hotel croit toujours que ce qu’elle aime
représente le summum d’un style précis.
Par exemple, Harry Potter est de la grande littérature. Elle
n’a jamais ouvert un autre livre de sa vie mais, pour elle,
on ne peut de toute façon pas faire mieux que JK Rowling, la
nouvelle Enid Blyton…
Même chose pour la musique. Tokio Hotel fait du rock pur et
dur
pour elle. Elle pense d’ailleurs la même chose de
quelques
épouvantails japonais, comme The Gazette ou Dir En Grey.
Elle ne
connaît rien d’autre question rock qui
décrasse. Les
Ramones ? Les New York Dolls ? Biyûden ?
Jamais entendu
parler ! Et puis quelle importance ? La musique est, de toute
façon, très secondaire chez elle. Ce ne sont pas
ses
oreilles qui fonctionnent le plus mais ses yeux. Ben oui, ce qui
l’intéresse dans un Cd, ce n’est pas la
galette
argentée numérique, délivrant
l'insignifiante
musique, mais le livret avec, si possible, plein de photos du chanteur
ou du bassiste qui la fait ruisseler par tous ses orifices
naturels…
Enfin, cerise sur le
gâteau, Tokio Hotel, et surtout Bill, sont pour elle les
représentants d'un nouvel ordre
anti-société, de véritables
anarchistes, peut-être même communistes, plus forts
encore que les punks et qui sauront la délivrer de la
tyrannie de ses parents ! Jamais elles n'iront voir l'envers
du décor. Et derrière Tokio Hotel, qu'y a
t-il ? Oh, surprise ! L’une des plus
grosses majors du disque ! Quelle marque
d'indépendance ! Tokio Hotel, le groupe des trous
rebelles !…
Tokio Hotel
touche aussi les hommes. Homosexuels refoulés pour la
plupart, qui, au lieu d’assumer,
préfèrent se cacher en s'identifiant à
Bill et autres châtrés de la Jpop. Ils peuvent
ainsi vivre ce qu'ils sont tout en conservant une vitrine acceptable
pour leur entourage.


2Be3,
Backstreet Boys, X Japan, Tokio Hotel... Chaque
pays nous aura, un moment ou à un autre, pollué
avec un
boys band ridicule fabriqué de toutes pièces et
conçu pour faire brailler nos petites sœurs. Mais ce n’est pas
grave, dans
moins de deux ans, ils rejoindront la cohorte des groupes totalement
has been et oubliés. Bill Kaulitz sera en cure de
désintoxication pour soigner sa grave dépendance
au Candy
Up, perdra ses cheveux par poignées et aura fait son coming
out,
signant ainsi l’arrêt de mort de sa
carrière. Et
ceux, et surtout celles, qui se moqueront de lui plus tard, auront
été les mêmes qui avaient la foune en
larmes devant
lui à l’époque de sa
splendeur et qui, en bons
hypocrites, conservent toujours à la cave des piles
entières de posters et autres magazines de leur Billou
chéri parce qu’elles n’arrivent pas
à les
jeter.

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:08

(lol)
LE FAN DE NARUTO



Le fan de Naruto traîne un
énorme problème qui fait toute sa
connerie : il est jeune ! Il a entre 10 et 14
ans ; d’autres plus âgés lisent
ce manga évidemment, mais ce n’est
qu’une lecture parmi tant d’autres. Le fan de
Naruto, lui, ne lit que ça. Sa jeunesse
l’handicape dès le début car, ne
connaissant encore rien du monde réel et
extérieur, le moindre truc sortant un peu des sentiers
battus l’émerveille.
Plantons
rapidement Naruto, héros de l'histoire : 12 ans,
cheveux décapés au Belle Color, yeux
(lentilles ?) bleus, voix de travesti et habité par
un ténia à neuf queues pour compenser l'absence
de la seule et unique qui soit utile à un homme digne de ce
nom. Ça vous rappelle quelqu'un ? Et oui, le
véritable fils caché de Gackt, c’est
Naruto !
Habillé d’une casaque
orange style « prisonniers de Guantanamo
», d’une paire de sandales
d’obèses et d’un bandeau
métallique collé sur le front histoire de
protéger la cicatrice de sa lobotomie, son seul point
faible, il a autant de charisme que ses fans !
Manga piquant tout à Dragon Ball Z et Saint Seiya (remplacez
« chakra » par
« cosmo-énergie » ou
comparez toutes ces histoires de palier à atteindre afin de
progresser en puissance et vous verrez…), rempli
à ras-bord de personnages torturés par leur crise
d'adolescence, entre apprentissage et rivalité avec un
éternel ennemi, la licence de Masashi Kishimoto aura
réussi à abreuver des millions
d’esprits stériles assoiffés,
véritables terres arides prêtes à
absorber la moindre goutte de liquide pour les fertiliser,
même si c’est de la pisse !


La vie du fan de
Naruto est un vaste parcours du combattant dans laquelle tout lui est
inspiré par ses idoles inconditionnelles. Doté
d'un sens du dessin qui laisse à penser qu'il tient son
crayon « Naruto », obtenu en
cadeau dans Animeland, avec un moignon il clamera haut et fort
qu’il travaillera dur comme Rock Lee pour
s'améliorer, contre vents et marées, contre
cloques et cals, seul dans sa chambre, en gâchant des
quantités impressionnantes de papier. Tant
d’arbres coupés pour
« ça »…

Il s'identifie à chaque
personnage en fonction de son ego et de la situation qui l'arrange.
S'il se retrouve, comme 90% des groupies de Konoha, dans les derniers
de sa classe, il prétendra que Naruto l'était
aussi, et puis d'abord, il a réussi à obtenir son
diplôme en battant un prof à lui tout
seul !…
Il
se sent trop fatigué ? Ce n’est pas à
cause de la nuit dernière passée à
brailler à tue-tête les endings de la
série, non. Il s'imaginera qu'il est, comme Kakashi, un
grand ninja amorphe, blasé par la vie, et qu’il
est tellement puissant que ça
l'épuise !…
Il a réussi son premier contrôle de maths depuis
le début de l'année ? Il est donc comme
Shikamaru, un surdoué de la vie capable
d'échafauder des stratégies dignes d'Hannibal. Et
on peut aller loin dans le raisonnement tant Naruto foisonne de
personnages rêvés par un public transparent et
avide d’identification puisque n’ayant aucune
personnalité propre.


La vie de ces
fans est un vide absolu. Mais ces derniers aiment leur vide et ne
veulent vivre que dans leur vide. Naruto n'a fait que
dérégler une populace
hébétée qui était
déjà en pleine perdition.

Vous entendez souvent parler de ces gens qui veulent se rediriger dans
des études supérieures en japonais et qui,
à
défaut d'un souvenir impérissable, ne laisseront
que
l’empreinte de leurs fesses molles sur les bancs d'une
école merdeuse. Les fans de Naruto sont une sinistre
engeance de
ce phénomène. Ecoutez un seul épisode,
et vous
comprendrez. Des séquences résolument longues
pour
générer un maximum de profits où les
« Sou desu ka ? »,
« Saa,
ikuzo » et autres « Datte
bayo » sont
devenus, de par leur fréquence et leur unique fonction de
bouche-trous dans le script, de véritables cris de guerre
scandés inlassablement par des moutons qui sacrifieraient
volontiers père, mère, et leur chien
baptisé
« Akamaru », pour s'offrir une
opération
visant à leur brider les yeux.


Quant il
n’admire pas sa magnifique collection de figurines en
plastique véritable, il regarde les animes en DVD ou
qu’il a téléchargé. Il les a
pourtant déjà vu des dizaines de fois et les
connaît par cœur mais qu’importe, le
lavage de cerveau Naruto, c’est trop bien !

Une fois ses anime épuisés, il se
précipite sur sa console à 400€ pour
jouer au jeu vidéo Naruto en version importée,
parce qu’attendre la sortie officielle européenne,
c’est trop dur. Bien sûr, il ne comprend rien
à ce qu’il y a de marquer à
l’écran mais qu’importe, passer pour un
crétin Naruto, c’est trop bien !

La nuit, il rêve qu’il
est Naruto, qu’il fait des double-saltos vrillés
avec frein par rétro-pédalage, et surtout
qu’il défonce la gueule de tout le monde, parce
que la vengeance Naruto, c’est trop bien !

Le fan de Naruto est un ninja…
Enfin il croit qu’il est un ninja alors il s’est
déjà pété trois fois la
jambe en voulant imiter son héros. Mais
qu’importe, le Mercurochrome qui fait des croûtes
Naruto sur ses genoux, c’est trop bien !…

Bien
évidemment, il connaît tous les noms de techniques
et d’attaques du monde de Naruto. Et en japonais
s’il vous plaît !
D’où une certaine fierté à
en savoir le plus possible pour épater tous ses copains
à la récré…
Les faux-monnayeurs, dans le temps,
étaient condamnés à être
immergés dans un bain d'huile bouillante. Qu'en est-il des
faux japonais qui mériteraient que l'on passe une loi au
Parlement autorisant à les plonger vivants dans une
étuve remplie de ramen qu'ils bouffent juste parce que
Naruto fait pareil ? C'est dans ces moments-là qu'on
aimerait avoir le fameux 49.3 sous le coude…

Petit crochet sur LA fan de Naruto, car les femmes
sont hélas également la proie de ce ninja
à deux balles. On la reconnaît assez facilement
sur les forums, elle est aussi très jeune et
particulièrement stupide. Fan de Harry Potter, Gazette et de
Tokio Hotel, elle dévore en plus les mangas yaoi et est une
experte dans l’écriture de fan-fics de cul se
caractérisant par un cruel manque d'originalité
et un
langage sms soutenu. Elle raffole d'histoires d'amour entre les
personnages de son manga culte se terminant par de romantiques bukkake
et autres enculades sur un arbre perché… Comme
elle le
répète sans arrêt : -
« Nyaaaa,
Sasukééééééé
sama
é croo booooooo !!!! » Si
seulement elle
mourrait…
Elle
retrouve sur MSN ses copines, elles aussi fans de yaoi, de Tokio
Potter, de Harry Hotel et de Norauto, et elles partent dans des
délires porno pour finir par s’engueuler parce
que, non, la vraie femme de Sasuke, c’est pas sa copine, mais
elle !…


Il existe deux
occasions incontournables d'observer en direct de quoi le fan de Naruro
est capable : les sites de scantrads et Japan Expo. Sur le premier, les
fans les plus viciés sont devenus de véritables
ogres, incapables de se satisfaire des derniers Shippuden parus au
Japon. Il leur faut des scans ultra-récents, le mieux
traduit possible, à partir des quelques traductions vaseuses
repêchées sur des forums américains.
Décalage horaire oblige, ils sont capables de veiller
très tard pour les obtenir. Après tout, ils ne
doivent pas se lever le lendemain matin pour aller bosser…

Là-dessus,
s’il y a bien une chose que le fan de Naruto ne supporte pas,
c’est quand il rencontre un autre fan
s’apprêtant à lui
« spoiler » la suite de
l’histoire. Furieux, il prend alors devant son
écran ce qu’il pense être une pose de
combat, mais fait plus penser à un mec constipé
poussant de toutes ses forces, et menace de le menacer de
mort… N’ayez pas peur, comme ces
débiles ne pratiquent aucun sport, il n’y a jamais
de blessés. Du virtuel, comme leur vie…
Mais en
attendant les prochains scans, leurs débats
pèsent encore plus lourds qu'eux : où est
passé Sasuke ? Est-ce qu'Orochimaru est mort ou
simplement plus vivant ? Pourquoi tous les personnages ont-ils des
sandales d’obèses ? Ce sont dans ces
discussions stériles qu'ils ont l'occasion de restituer
leurs connaissances si durement amassées au fil des 400
premiers épisodes. Ils se tapent dessus, virtuellement
encore, chacun défendant
« sa »
vérité personnelle comme un chien son os.

Sur les nombreux forums, le fan de Naruto n'est pas original pour deux sous
dans son pseudo. Lorsqu’il s'inscrit, si le pseudo
« Sasuke » est
déjà pris, il prendra SaSuKe, Sasucesek ou
Sasucekouille… Nous vous
épargnons les variantes pour Kakashi...


Heureusement, il
y a un week-end dans l’année où le fan
de Naruto largue son ordinateur et rejoint la vie
réelle. Il s’en va flotter avec d’autres
étrons humains comme lui dans les latrines de la
bêtise humaine : Japan Expo. Ses trois plus beaux jours de
l’année, soigneusement
préparés pendant 362 jours (+ 1 les
années bissextiles), se résumeront à
acheter des mangas, DVD, T-shirts, jock strap, le bandeau Konoha bleu, le bandeau Konoha noir, le
bandeau Konoha pailleté etc.
Le tout à l'effigie de ses ninjas favoris,
évidemment, claquant ainsi ce qu’il appelle
« son » argent mais qui
n’est que celui de ses parents donné en
échange d’avoir rangé sa chambre la
veille.
Une fois les divines
merdes achetées, il
porte avec fierté le bandeau de Naruto, écrit ses
devoirs qu’il ne fera pas dans son agenda Naruto, se promène avec des kunais en plastoc sur lui etc. C’est rassurant.
Bien entendu, il ne manquera pas de passer sur le
stand Kana, qui propose, gratuitement, des masques en carton
recyclé, peints à la va-vite, et
accrochés par une ficelle derrière les oreilles
pour tenir… Il sait pourtant qu’il aura
l’air encore plus con que d’habitude avec
ça sur la tronche mais il ne peut y résister, et
puis c’est gratuit ! A Japan Expo, un truc gratuit
est aussi rare à trouver qu’un cosplayeur avec un
Q.I. à trois chiffres…


Se voiler la face
à l'aide d'un bout de carton, voilà en effet la
seule solution viable pour ne plus voir sa sale gueule, mais la
satisfaction est vite remplacée par le
dégoût de voir se balader partout des clones de
Naruto qui ont 15kg de trop par fesse et 500gr de moins par
hémisphère cérébral...
Somme toute, tout se compense.

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:09

L'ENDETTÉ



Caste encore rare
il y a de ça vingt ans en arrière, et presque
exclusivement réservée aux casinos,
l’endetté est en train de devenir chose courante
de nos jours, voire même banale. Comme un RMIste, un
sarkozyste ou un dealer, on en connaît au moins un
à partir du moment où l’on sort un peu
de chez soi. Dans leur genre, ils sont assez drôles et
apportent même une bouffée de comique
lorsqu’ils vous racontent leurs problèmes. Il est
d'ailleurs assez difficile de ne pas rire de leurs malheurs
puisqu’ils se sont eux-mêmes jetés dans
la gueule du loup et avec un grand sourire.


L’endetté
est la version moderne du damné et le pire, c’est
qu’il connaîtra les tourments infernaux de son
vivant. L’enfer viendra tout de même
après une courte période de paradis.
Y’a un minimum.
Les
comportements ont changé. Ça peut faire
très vieux con à dire, mais on était
plus responsable de son budget avant. Le gros crédit a
toujours existé, pour payer sa bagnole et sa maison Merlin.
Mais le petit crédit ne servait que pour les jeunes couples
qui démarraient dans la vie, à acheter la machine
à laver, le frigo etc. Ça
s’arrêtait là. On pouvait se faire
plaisir quelque fois, mais après de longues
économies, jour après jour, mois après
mois, centime après centime… Il y avait
même un certain plaisir à passer devant la vitrine
où trônait
« sa » chose ; on la
regardait avec envie et on lui disait : -
« Bientôt, tu seras à
moi ! » Des sortes de longs
préliminaires avant l’orgasme final.
Désormais, on se fait plaisir tout le temps et le
crédit est utilisé pour tout et surtout
à sauver
les apparences, à ne pas passer pour un sale pauvre :
appareils,
vacances, cadeaux de Noël... C’est la culture des
loisirs
qui veut ça. C’est à ce genre
de chose que
l’on mesure à quel point les gens sont
désormais
irrémédiablement conditionnés par la
société de consommation. Ils n’ont plus
qu’un
verbe à la bouche : acheter. On le voit avec les
soldes et
des pétasses qui cherchent des magasins à
dévaliser, les mêmes truies qui s’habillent
à
crédit et se déshabillent au comptant…
Elles ne
savent pas précisément ce qu’elles
veulent comme
article,
mais quelle importance ?
Elles trouveront bien une merde quelconque à acheter. La seule chose dont elles
sont sures, c'est qu'
elles
veulent posséder quelque chose. Une fois à la
maison, les
fringues sont déballées, vaguement
regardées puis
rangées très vite. Ça n’a
plus grand
intérêt. Ce n’était pas
l’article qui
était excitant mais l’acte d’acheter en
lui-même, de claquer son fric. Pour combler un manque quelque
part, certains sombrent dans la boulimie, l’alcoolisme, le cosplay ou la
came ; d’autres trouvent un exutoire dans les achats
frénétiques. C’est
libératoire ;
éjaculatoire même !

Parlons du fameux
« pouvoir d’achat »,
sujet dont tous les policards se sont emparés ces derniers
temps, ce qui est tout de même assez consternant. Et oui, la
préoccupation actuelle des Français
n’est pas de perdre son job, de devenir SDF ou de choper un
cancer, mais le fait de ne plus pouvoir acheter. Pauvres cons va... Pourtant,
lorsqu’on se rend dans un supermarché du loisir et
autre magasin d’électronique, les caisses
débordent de clients pressés de payer et de
repartir avec leurs gros cartons sous le bras. Et tout est bon pour
ça. Certains font passer leurs désirs
d’acquisition avant de payer leur loyer ou leur bouffe... Regardez dans
les rues, fringues de marques, portables dernier cri à l'oreille, voitures
énormes et flambant neuves. On a pas vraiment l'impression d'être dans un
pays en crise...
L’allocation de rentrée scolaire de septembre
aussi ne
sert qu’à ça. Saviez-vous que les
magasins vendant
de la camelote électronique triplaient le nombre de leurs
vendeurs pendant la première quinzaine de septembre juste
pour
faire face à cet afflux de clients trop heureux de claquer
un
argent providentiel et qui aurait dû, normalement, servir
à l’éducation du p’tit
Kévin ? On
aurait pu les payer en nature avec des livres de classe et cahiers mais
non. De toute façon, ils seraient allés les
revendre le
jour même dans une boutique d’occasion…
Malgré
le passage à l’euro, quand on regarde bien, le
pouvoir
d’achat a même augmenté ces derniers
temps ;
simplement, il y a trop de choses à acheter
désormais et
on ne peut pas tout avoir dans la vie et c'est bien là le
problème car les gens veulent tout et tout de
suite ! Ils veulent ressembler à ces stars au compte en banque sans limite
dont on les intoxique toute l'année dans les magazines people et autres
émissions racontant la vie des très riches. Les
lamentations des Français sur la baisse de leur pouvoir
d'achat,
c’est juste de la frustration.


Quels
sont ces objets achetés ? Toujours les
mêmes !
Des merdes inutiles, dont la seule fonction est d'être achetées, et très souvent
des machins pour plastronner. L’écran HD par exemple, c'est la
nouvelle convoitise des beaufs. Le plus grand possible
évidemment, et tout ça pour quoi ? Oh
pas pour
regarder Citizen Kane, les possesseurs de home cinema dans ce genre ont
presque toujours des goûts de chiottes en matière
de film
et ne connaissent que les blockbusters ricains et autres Dragon Ball Z
en DVD. De toute façon, écran de 36cm ou de 8m, si un film est mauvais à la
base, c'est pas la taille de la lucarne qui va l'améliorer hein... Non, c’est juste pour frimer devant leurs amis
qu'ils achètent ça. Ils
font
ensuite des soirées où ils invitent le plus de
monde
possible uniquement pour montrer leur aquarium géant.
« Ça
c’est ma maison, ça c’est ma femme,
ça
c’est mon fils, ÇA C’EST MON ECRAN
HD !!! » Bon, ils vont devoir manger des
nouilles
pendant 6 mois afin d'éponger leurs dettes, et le petit
Kévin entrera au collège avec son même
vieux
cartable « JO Paris 2012 », lui
promettant ainsi
une année scolaire plutôt rude…

Mais quand même, quel pied ! Rendez-vous
compte : toute
la petite famille regarde la Star Ac en HD ! Enfin,
c’est ce
qu’ils croient. Gâchez leur plaisir en leur
révélant qu’à
l’heure actuelle
quasiment aucune chaîne, sauf quelques exceptions comme Canal
+,
ne sont diffusées en HD mais toujours en PAL, ce qui fait
que
leur image est moins bonne que sur écran cathodique mais
comme
ils y connaissent rien du tout à ce charabia technique et
qu’ils se sont surtout auto-convaincus qu’ils
voyaient la
vie en HD…


Les crédits, c’est comme
une carte bancaire, on a pas l’impression de payer et on ne
se rend pas compte du coût de la vie. C'est fait pour
d'ailleurs, comme ça, on dépense beaucoup plus.
Le liquide restera toujours le meilleur indice pour savoir
gérer son budget.
S’offrir son écran, c’était
enfantin pour
notre futur endetté. Tout s’est fait en 48h,
livraison
comprise. Un véritable rêve
éveillé. Lors de
l’ouverture du crédit, on lui a même
filé
1000€ à claquer à sa convenance. Ce sont
les fameux
crédits revolving à 18%. Il a mis le pied dans le
piège à loup mais il ne s’est rendu
compte de rien.
Au contraire, il y a pris goût. Après tout, il ne
doit
débourser que 100€ par mois pour
l’instant,
c’est rien. Cercle vicieux. On commence par
l’écran
HD puis il s’aperçoit, en regardant un bon Di$ney en
famille que le canapé est un peu mité, alors il
va chez
Cuir Center pour s’offrir le salon complet en
véritable
peau de culturistes. Mais en revenant, il a constaté que la
voiture était devenue bien petite, à moins que
ça
soit ses gosses qui n’aient trop grandi… Il ne va
pas
faire pour eux ce qu’il a fait pour le toutou
l’été dernier quand même,
à savoir les
abandonner sur une aire d’autoroute. Alors il ira
prochainement
chez un concessionnaire s’acheter un gros veau familial, style
4x4, pour le bien de tous…
L’endetté a toujours une bonne raison pour
s’offrir un truc maousse et l’art de faire passer
le bonheur de sa famille avant tout alors que c’est
uniquement pour satisfaire son ego et soigner ses complexes
d’infériorité.

Les
dossiers de surendettements explosent en ce moment et cela ne va pas
s’arranger dans les années à venir. La
nouvelle
génération est encore pire. Ils ont tout eu dans
leur
vie, leurs parents leur ont tout cédé, et ils en
ont pris
l’habitude : consoles valant la moitié
d’un SMIC,
baskets et fringues en plastique mais vendues au prix de la zibeline,
iPod etc. Epargner pendant plusieurs mois ? Et puis quoi
encore ? Non, il le leur faut tout de suite ! De
toute
façon, le temps de faire ces économies, le bidule
en
question risquerait d'être démodé,
alors...
Comportement de gamins gâtés et pourris
à
l'excès. On le voit dans la rue ou les
supermarchés, avec
des mômes à qui il manque toujours 10 centimes
pour en
faire 11, pauvres pourrait-on penser, mais portant toujours un salaire
moyen complet de haillons fashion sur le cul... Au lieu de renoncer
à leur junk food ou leurs clopes, ils s’humilient
à
faire la manche avec un culot monstre, en comptant sur les autres pour
se payer leur merde. Ce qui compte, c’est de
posséder la
chose. Immédiatement. Et qu’importe la
manière. Les
voilà les prochains agneaux sacrificiels du
crédit !


Le malheur des
uns faisant le bonheur des autres, l’endetté est
une friandise de choix pour des racheteurs de
crédits. Il s’est rendu tout seul à
l’abattoir, et désormais, il doit fournir le
couteau en tendant sa gorge. On lui propose de prendre un autre
crédit pour rembourser tous ceux qu’il a
déjà contracté. Absurdité
des choses, mais il n’a pas le choix. Ses besoins
d’argent chroniques, toujours plus grands, ont fait le vide
autour de lui. Il n’a plus d’amis ni de famille et
quasiment tout son salaire part dans ses remboursements. Il ne peut
plus vivre. Il se sent harcelé, le simple fait
d’ouvrir sa boîte aux lettres le soir en rentrant
l’emplie d’effroi. Que va-t-il encore lui tomber
dessus aujourd’hui ?
L’organisme de rachat de crédit le
libère de ses tourments sur le coup, une sorte de
répit dans la chambre de tortures. Le bourreau
s’accorde une pause pipi, mais c’est pour mieux
revenir plus tard, en meilleure forme. Au lieu de rembourser
800€ par mois pendant quatre ans, notre endetté
devra désormais en sortir 500 mais pendant onze
ans ! Plus c’est long, plus c’est
bon !


Des salauds les
organismes et autres racheteurs de crédits ? Oui, évidemment,
et les gens qui font ces métiers là sont des
sadiques en puissance. Ils savent parfaitement ce qu’ils font
et ce qui va se passer. Ils apportent le malheur et ruinent des
existences entières. Et ils aiment ça !
C’est comme être huissier. On ne peut pas passer sa
vie à mettre des familles entières sur le
trottoir sans y prendre du plaisir quelque part.
« On y peut rien, c’est la
loi ! » diront-ils pour se justifier. La
Gestapo disait la même chose…
Et puis, ils n’ont pas inventé ce
système, ils en
profitent, nuance ! Ce ne sont jamais eux qui vont chercher le
client mais le client qui vient toujours les trouver. Et oui, il
fallait y penser avant. Les usuriers à l’ancienne,
ceux
qui vous cassaient les jambes ou les pouces en cas de
non-remboursement, étaient finalement plus humains que ces
fumiers en col blanc qui détruisent indirectement et
à
petit feu. La véritable
« voyoucratie »
est toujours bien habillée, souriante et a un
diplôme de
commercial dans la poche.


Toujours est-il
que, mis à part pour les gens ayant emprunté du
fric pour s’établir à leur compte ou
s’acheter un petit chez soi histoire de poser son cul, il
n’y a aucune pitié à avoir pour les
autres, aussi cruel que ce soit. A mort les blaireaux qui veulent la
plus grosse bagnole en bas de la cité ! A mort les
lobotomisés qui rêvent de flinguer du
terroriste sur PS3 ! A mort les bobos
fauchés qui se sont payés un Iphone alors
qu’ils n’ont même pas d’amis
à appeler ! A mort les pouffiasses qui craquent sur
des bottes Gucci ! Ils ont les huissiers au cul ?
Leurs biens vont être revendus à 30% de leur
valeur ? C’est bien fait pour leur gueule !
Faut pas jouer les riches quand on a pas le sou. Consommer,
oui ! Mais avec intelligence et sagesse, et ne pas
céder au moindre caprice crée par la
publicité, l’envie et l’orgueil.
Comme disait Victor Hugo : une dette est pire que
l’esclavage car le maître ne possède que
votre personne, mais le créancier, lui, possède
votre dignité.

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:10

LE FAN DE STAR WARS




Star Wars.
Film(s) culte(s) pour tous. Enfin, ça, c’est ce
qu’on essaye de nous faire croire. Mais là aussi,
il y a des « rebelles » qui
résistent à
« l’Empire » Lucas.

Il est vrai qu’une
majorité de gens considère ces films comme une
œuvre majeure de la science-fiction, de la même
manière que d’autres (les
mêmes ?) pensent que Matrix est original, et
c’est là l’une des grandes forces
d’Hollywood : s’adresser à des
crétins qui n’ont jamais rien vu, et encore moins
lu, et leur faire croire qu’on leur vend des produits 100%
originaux. Or, Star Wars est tout sauf original !



Star
Wars, c’est un ramassis d'influences très
diverses,
plagiées un peu partout, aussi bien dans la
littérature
de science-fiction que dans des films ricains de cape et
d’épée ou de western,
digérées, puis
déféquées dans l’espace.
L'histoire en
elle-même est à mourir de rire. Elle est
bourrée
d'incohérences en tout genre, de situations
téléphonées à mort et les
personnages sont
clichés au possible. Prenez un gros paysan, bien
demeuré,
qui découvre sa nature de sauveur de l'univers
grâce
à un vieil ermite si bien caché de l'ennemi qu'il
n'a
suffit que 15 minutes à deux robots
pédés pour le
trouver. Ajoutez-y un branleur et son ami poilu qui doit lui servir de
femme les soirs de grande solitude dans la poubelle volante qui leur
sert de véhicule interstellaire, une Lady Di spatiale avec
une
coiffure autrichienne, un asthmatique au casque noir (s’il
l’enlevait, il respirerait peut-être
mieux…), et
vous obtenez les héros du premier épisode. Enfin
pardon,
du quatrième…



Il
y a une seule chose intéressante dans ces films, c'est de
voir
à quel point le manque d'imagination et l'appât du
gain
ont pu donner des idées aussi absurdes à Georges
Lucas.
Parce que, dans un monde futuriste où l'on se
déplace
à la vitesse de la lumière, à bord de
vaisseaux
indémodables, car déjà
démodés en
1977, défiant, voire même
réécrivant, toutes
les lois de la physique (ils font même du bruit dans
l'espace…), il est impensable qu'il reste encore quelques
clowns
en cape capables de se battre avec des néons
géants…
Mais
heureusement, les fans sont là pour tout nous expliquer car,
et c’est là que le bât blesse, ils
prennent tout ça au sérieux et au premier
degré total. Pour eux, le futur, ce ne sont pas les
nanotechnologies, les manipulations génétiques ou
la propulsion ionique, non non non ! Le futur, c’est
Star Wars ! Ça sera comme ça dans
très très longtemps, ils en sont
persuadés…



Le fan de Star
Wars est un taré fini et George Lucas est son dieu.
S’il le lui demandait, il lui taillerait une pipe, avalerait
tout goulûment et en redemanderait !

Il n’y a que Star Wars dans la vie du fan, il ne
connaît
rien d’autre et ce n’est même pas de
l’inculture de sa part, non, c'est voulu. Il refuse tout
simplement ce qui n’est pas en rapport avec Star
Wars !
Ça ne peut pas être mieux…

Ses films ? Star Wars. Evidemment.
Il a toutes les éditions : K7, LD, DVD.
Même en divx ! Il est incollable sur les
détails supplémentaires de chaque
édition qui ont motivé son achat. De toute
façon, bonus ou pas, il les aurait quand même
achetées… Il attend en ce moment avec impatience
celle en Blu-ray. L’idée de revoir pour la
5648615614 fois les six films d’affilée, mais en
HD cette fois-ci, métamorphose son sexe atrophié
en un sabre-laser qui clignote… Que va-t-il voir de plus en
HD qu’il n’a pas déjà vu
auparavant ? A part des zooms en meilleur qualité
sur les bikinis de Carrie Fisher dans Le Retour Du Jedi, on se
demande…
Ses
livres ? Star Wars. Il a tous les bouquins sortis
dessus : les encyclopédies, les 250 livres
« ultimes », les making of des
films, les plans des vaisseaux, les bestiaires des
créatures, les BD des années 70/80
dessinées par Carmine Infantino ; même
les bouquins sans image (une performance pour notre neuneu !),
avec des histoires prolongeant les scénarios et qui ne
colleront plus avec les films ou série qui arriveront dans
quelques années.
Sa musique ? Star Wars. John Williams est son autre dieu,
même s’il lui arrive parfois de confondre dans sa
playlist
une piste de Star Wars avec une autre d’Indiana Jones ou de
Superman. Faut dire aussi que le père Williams ne
s’est
jamais vraiment renouvelé depuis ça…

Sa vie sexuelle ? Star Wars. Il
chope des érections incontrôlées devant
une photo de la princesse Leila, de Padme ou de Jabba pour les plus
pervers. Mais ce ne sont que des érections. Il
n’éjacule vraiment que lorsqu’il apprend
que George Lucas va sortir un nouveau film…
Enfin, il y a le merchandising, sans quoi Star Wars
ne serait rien, et notre fan avec. Comme tous les gens cyniques et
avides d’argent, George Lucas a oublié
d’être con. En renonçant lors du premier
Star Wars à son cacheton de réalisateur, il
n’a pas oublié de s’approprier tous les
droits des produits dérivés, et surtout des
jouets, chose encore assez peu développée
à l’époque. Lucas
réalisateur ? Quelle blague !
C’est juste un marchand de jouets lui, rien de plus.

Tout comme Di$ney, Lucas truffe désormais ses
films de bestioles, non pas pour améliorer les histoires,
qui en auraient pourtant salement besoin, mais uniquement pour les
sortir ensuite en peluche et autres figurines. Alien à sale
gueule, monstre grotesque, boulet et autre faire-valoir insupportable,
on s’en fout ! De toute façon,
ça se vendra.
Question goodies, Star Wars est le Hello Kitty du garçon. On
trouve absolument tout dessus. De la même manière
que les adeptes de la Scientologie sont conditionnés pour
acheter tous les livres de Ron Hubbard, le fan de Star Wars est
également programmé pour acheter tout ce qui se
rapporte à son culte cosmique. Comment en est-il
arrivé là ? Messages subliminaux dans
les films ? Dans les musiques ? Ou est-il tout
simplement con comme un ewok ? On ne sait. Toujours est-il que
c’est devenu un réflexe conditionné
chez lui. Il ne se pose même plus la question de savoir
s’il a besoin de ces objets ou s’ils ne sont pas
tout simplement inutiles, ridicules et moches. Un butt plug Boba
Fett ? Hop ! il achète ! Star
Wars jusqu'au fond du cul…
Il achète donc, et en plusieurs exemplaires s’il
vous
plaît ! Lucas pousse le vice
jusqu’à sortir des
jouets dont la boîte possède une minuscule
accroche
déclinée en plusieurs couleurs
différentes. Vous
allez nous dire que ça ne peut pas marcher, les fans ne sont
pas
aussi cons que ça ! Mais si ! On les voit
acheter la
même figurine en autant d’exemplaires
qu’il y a de
couleurs différentes sur l’emballage. Et ils sont
contents ! Incroyable ! Beaucoup n’ouvrent
même
pas les précieuses merdes made in China, se contentant juste
de
les exposer, et encore ! Pas trop au soleil ni dans un coin
à poussière, ça pourrait les
abîmer…
On
comprend pourquoi Lucas en est venu à considérer
Star Wars comme une véritable malédiction et
à détester autant les fans. Comment le
blâmer ? Il se venge de toute cette crasse et de
cette bêtise en les plumant intégralement et il a
bien raison !



Et il y a les
conventions. Alors là, on sombre dans le dantesque le plus
total. Il faut en avoir fait au moins une dans sa vie pour
réaliser l’ampleur des dégâts
qu’ont provoqué ces films. Vous pensiez
que Japan Expo était le pire repaire à
déchets humains non recyclables ? Sachez
qu’une convention Star Wars, c’est mille fois pire.
A Japan Expo, l’âge moyen est de 16 ans, tous de
petits bourgeois gâtés et pourris, ados
attardés pour la plupart, et qui n’ont pas
reçu assez de claques dans la gueule de la part de leurs
parents. Ça leur passera. Mais une convention Star Wars, les
mecs ont le double de leur âge, voire même
plus ! Et oui. Star Wars a 30 ans et les fans de la
première heure ont, pour la plupart, un job
désormais et leur salaire est intégralement
dédié à leur passion. Lucas
l’a bien compris et c’est l’une des
raisons qui l’a poussé à sortir de ses
seize années de vacances de luxe pour nous pondre une
nouvelle trilogie purement commerciale, qui a moins marché
que prévu (Spider-Man 1 fit trois fois plus
d’entrées que L’attaque Des Clowns en
2002…) De plus, cela permettait d’engluer une
nouvelle génération encore vierge pour qui, ce
qui s’est passé avant leur naissance, est
totalement inconnu.
Comme dans tous les goûters, les déguisements sont
de
rigueur et, là aussi, le transfert de
personnalité est de
mise. Dans une convention Star Wars, les fans sont
enfin eux-mêmes ! Ou du moins, ce
qu’ils
aimeraient être… Et quelle
originalité ! On a
150 Anakin Skywalker au m², des milliers de soldats de la
garde
impériale, quelques wookies, aucune Leila ou alors ce sont
des
travelos (les filles sont assez absentes de ce milieu,
étonnant
non ?) etc.
Vous devez penser : -
« Ça doit
en faire du beau monde tout ça, avec leurs costards en
papier-cul… » Erreur ! Bien
souvent, les
costumes sont superbes et très réalistes,
semblant
presque sortis des films. Mais le casque ne fait pas le jedi et les
morphologies clochent toujours : des Dark Vador
d’1m60
marchant sur leur cape, des Luke de 150kg, des Chewbacca
glabres… De toute façon, on est
habitué avec les
cosplayers à ce qu’ils ne ressemblent pas du tout
à
quoi ils sont censés incarner.
Alors, les fans de Star Wars, doués pour la couture et le
stylisme spatial ? Pffff… Mais non, ils
n’ont aucun talent eux, ils ne savent qu’acheter,
on vous l’a déjà dit, et les costumes
complets de la plupart des héros des films sont
également en vente, à des prix astronomiques.
Mais rien n’est trop beau pour ressembler à son
idole et sentir la Force couler dans ses veines. Ça change
de la lose…



Quand on croise
une de ces épaves humaines et qu’on lui demande
s’il n’a pas une case en moins, il nous explique,
légèrement agacé, qu’il est
normal et que c’est une passion tout ça. Ils
s’appellent d’ailleurs eux-mêmes des
« passionnés ».
Mettez-vous ça dans la tête : le
mot « passionnés »
est la définition pudique de
« tarés ». A la
lecture de ce portrait, ils pesteront en disant qu'ils ne sont pas tous
comme ça, et qu'ils n'ont pas tout sur Star Wars. Certes,
d'ailleurs, à part être milliardaire et habiter
dans un château de 200 pièces pour tout acheter et
stocker, il est impossible d'avoir tout sur Star Wars. Mais quand on
regarde leur « petite » collection
personnelle, c'est déjà énorme et
effrayant.
De toute façon, il n’est
pas tout seul, loin de là. Star Wars est mondial. Quel que
soit sa langue et son pays d’origine, il trouvera des fans
comme lui qui le comprennent et avec qui il peut discuter de cette
« passion » dévorante
qui les habite. Noyé dans une foule identique, on se sent
moins seul.
Plus con
qu’un fan de Star Wars, ça n’existe pas.
Sauf un fan de Star Trek.

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:10

LE
RÔLISTE


On
peut dire sans trop se tromper que la catégorie des
rôlistes est l’une des plus sinistrées
en connerie
qui soit. Sinistrée car regroupant souvent plusieurs autres
déjà bien gratinées. Ce qui fait toute
la saveur
du rôliste, c’est son incroyable complexe
d'infériorité et un manque de
personnalité rare,
d’où le besoin de s’identifier
à
d’étranges créatures aux pouvoirs
incertains, leur
permettant de combler une impuissance existentielle, intellectuelle et
sexuelle parfois.
Le rôliste est une
espèce
dérivée du métalleux qui, comme tous
ses
homologues à la longue crinière poisseuse, se
considère comme étant une race
supérieure et
élitiste. Avant tout, débarrassons-nous des
préjugés, le rôliste n’aime
pas le Seigneur
Des Anneaux. Il n’aime que Lord Of The Rings ! Faut
pas
confondre ! Subtile nuance qui ne lui sert qu'à se
démarquer des autres moutons et à montrer
qu’il
connaît le nom original, bien qu’il n’ait
jamais lu
les bouquins. C’est avant tout de chose une trilogie de films
pour lui… En effet, comment rester élitistes si
nous
écoutons/voyons/lisons ce que tout le monde
écoute/voit/lit ? Nous mangeons de la merde, mais au moins,
nous
sommes les seuls à le faire !…
Le
rôliste à la papa, qui jouait sur table, avec des
feuilles
d'aventure, des dés à 643 faces et un
« maître du jeu »
faisant semblant d'avoir
une imagination débordante mais qui, en
réalité,
ne faisait que remixer une pauvre histoire lue la veille dans un Livre
Dont Vous Etes Le Héros avec des bouts de Star Wars, c'est
fini
tout ça. Le Net a bouleversé sa vie minable. Il
passe
désormais le plus clair de son temps devant son ordinateur.
Le
jeu en réseau c’est sa vie, son moyen de se faire
des
amis, qu’il appellera toujours des
« alliés », de vivre
dans un monde dans
lequel il éprouve le besoin de sentir reconnu, voire
même
supérieur, mais nous le prendrons toujours pour un
débile
lorsqu’il ira demander un tonneau d’hydromel au
« Maryland », le bar PMU du coin.
Seul lui et ses
amis… pardon !
« alliés », se
sentent supérieurs au reste de la population pour qui, soit
n’existent même pas, soit sont une bande de clowns
moyenâgeux sans aucun sens de
l’esthétique et de la
propreté. Cheveux longs, sales et gras de
préférence, pellicules blanches et
croûtes
jaunâtres sur le cuir chevelu en bonus, le rôliste
aime
à vivre négligé, comme ses
ancêtres. Pour
lui, parler de cervoise pour désigner la bière
n’est pas archaïque, c’est sa
façon de sortir
sa science. Un bistrot est une taverne. Il s’y rend souvent
afin
de rencontrer ses alliés pour pouvoir organiser un jeu de
rôles sur carte Magic ou pour jouer aux petits soldats avec
leurs
Warhammers. Le
rôliste a des atomes crochus avec les cosplayers. Pour lui,
porter un casque de viking pour aller acheter le pain relève
de
la classe la plus authentique. Il ignore les moqueries qu’il
peut
entendre. Déjà, parce que son casque lui recouvre
les
oreilles, faisant ainsi de parfaits isolants au bruit du monde
extérieur et puis bon, il n’a pas non plus
emporté
avec lui sa fabuleuse épée légendaire,
qu'il a
trouvé lors d'une périlleuse quête dans
la
forêt magique d'Ebay, afin de punir le perfide petit enfant
hilare qui a dit à sa mère en le
voyant :
« Regarde Maman, c’est
Asterix !!! »
Il se vengera un jour tout de même.
A la
différence des goth-poufs et autres naines visualeuses, le
rôliste vient d’un milieu très
populaire. Ses
parents sont pauvres. C’est la basse classe, limite
prolétaire. Alors que la goth-truie pourra taper sans
problème son cadre sup' de père pour se payer une
robe-serpillière
griffée Moi-Même-Coupée-En-Deux-A-Moitié
à 500€, le rôliste, lui, ne pourra
espérer, au
mieux, que le dernier Final Fantasy 12 X’ Turbo Alpha
à
75€. Et encore, si papa a travaillé plus pour
gagner plus
ce mois-ci… Proches
de part leur mentalité et leurs prouesses orthographiques
des
skyblogiens, les rôlistes ont depuis peu envahi le net, un
endroit fantastique peuplé d’autres
schtarbés
où ils ont donc parfaitement leur place.
Regroupés sur
les forums aceboard ou forumactif, qui sont aux forums ce que Skyblog
est aux blogs, les rôlistes défendent par ailleurs
leur
serveur préféré, jugeant les autres
« tro nul » car
« on peu pas
fére de bo design ». Et
pourtant…
Généralement nul en css et création
graphique, le
rôliste passe la moitié de son temps sur les
forums de
création où il attend avec impatience le futur
design de
son forum ripou ou son futur avatar de guerrier farouche.
Quel
que soit le forum, le rôliste use presque tout le temps du
même personnage, non pas parce qu’il
l’aime bien mais
plutôt parce que celui-ci lui a déjà
demandé, selon lui, beaucoup d’efforts. Et oui, le
rôliste est bien connu pour son imagination sans limites. Son
personnage est tout son contraire : beau, riche, musclé,
intelligent, populaire, charismatique et irrésistible. Ou
bien
c’est un très vilain méchant sadique.
Enfants
battus, assassins, orphelins,
« skyzofrénes », les
forums de jeux de
rôles regorgent de personnages psychopathes et malheureux
ayant
massacré leurs familles à coups de hache
ébréchée parce que celles-ci les
martyrisaient en
leur interdisant de regarder Bob l’éponge
à la
télé.
La télé, justement, fosse à lisier
dans laquelle
plonge généralement tout habillé le
rôliste
lorsqu’il n’est pas sur Internet, et qui
l’influence
grandement puisque notre ami, sur ses avatars, ne prend que des
célébrités à la con issues
de sitcoms et
autres séries américaines. Il ne faut donc pas
s’étonner de croiser cinquante Rachel Bilson et
vingt-cinq
Jensen Ackles sur uniquement trois forums différents. On a
pu
observer aussi ces derniers temps une invasion massive de tapettes
nippones sur les forums de jeux de rôle. Des Ruki, des
Miyavi,
des Toshiya et autres travelos ridicules, la plupart du temps
joués par des pauvres filles,
cérébralement mortes
depuis des années, et ne s’inscrivant sur ces
forums que
pour faire des sujets de cul avec leur
« chiwiiiiie tro
choupi »… Son
régime alimentaire littéraire n'est
composé que de
bouquins sur les mille et une façons d'élever un
dragon,
de grimoires truffés de sortilèges
achetés
à la Fnac rayon « livres pour la
jeunesse », des histoires de monde surnaturel et de
catalogues vendant par VPC des armures et autres
épées.
Tous les rôlistes vous diront
« C’est juste pour
s'amuser qu’on fait ça ! »,
mais ce ne sont que
des balivernes ! La vérité, c’est que
le
rôliste rêve de devenir son personnage,
d’avoir des amis guerriers, de chevaucher des dragons, de se taper en levrette une femelle orc, de vivre dans les
bois et de tuer des monstres. Il faut également savoir que
le
rôliste accorde beaucoup plus d’importance
à son
personnage qu’à sa propre vie, qui de toute
façon,
avouons-le, est déjà foutue. Un examen
à
passer ? Pas le temps ! Il a son épreuve
finale
virtuelle afin d'obtenir son insigne de ninja de niveau 18. Une sortie
à la pizzeria du coin avec des amis ?
Impossible ! Il
doit virtuellement aider son camp à gagner la guerre contre
Sauron/Dark Vador. Une petite amie ? Restons
sérieux… De toute façon, pourquoi
voudrait-il
d’une véritable copine alors que sur son forum, il
est
marié à une belle elfe des bois qui peut faire un
Kamehameha avec ses seins… Il n'a aucune vie mais l'a quand
même ratée, faut le faire ! Une
dernière petite chose. Contrairement au wowiste,
dernière
évolution en date de la branche des losers no life (comme
quoi,
même dans la dégénérescence
on peut aussi
évoluer…), le rôliste sort parfois de
chez lui. Il
va au cinéma déjà, pour aller voir de
pauvres
étrons hollywoodiens magiques comme Eragon ou la saga des
Harry
Potter. Mais aussi, pour vivre en vrai ses fantasmes. Et oui, quand les
mondes virtuels du Net ne suffisent plus à le faire vivre
dans
son univers, les plus atteints passent à la pratique en dur.
Habillés en guerrier, sorcier ou gnome, ils se
réunissent
en forêt, la nuit évidemment, et après
avoir
formé deux clans, ils s’éparpillent
afin de se
trouver nez à nez avec un rival et se taper dessus avec des
épées (en mousse), parer les coups meurtriers
avec des
boucliers (en mousse) et conjurer des sortilèges
à grands
coups de « hocus pocus findus »
et de bruitages
faits avec la bouche. Ça postillonne sec ! Vous
êtes
garde-champêtre et vous tombez sur ces allumés un
soir de
pleine lune ? N’ayez crainte, ce ne sont pas des
braconniers
ni même les pensionnaires de l'asile de fous du coin qui se
sont
sauvés, ce sont juste des sous-produits carnés
chiés par la société de consommation
occidentale
des loisirs. Mais vous pouvez quand même leur tirer dessus si
ça vous amuse, ils ne risquent rien. En bons ninjas virtuels
qu'ils sont, ils se sont virtuellement entraînés
à
éviter des projectiles virtuels allant à une
vitesse
proche de celle de la lumière virtuelle et n'attendent
qu'une
occasion pour tester leurs aptitudes virtuelles dans la
réalité réelle... Et puis, ils portent
tous
l'ancêtre du gilet pare-balles : la cotte de mailles (en
mousse).

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:11

LE WOWISTE


Depuis
quelques années, plus précisément
depuis
l’adaptation du RPG papier WOW en M.M.O.R.P.G sur le Net, le
monde libre se doit d’affronter une nouvelle
calamité des
temps modernes : le wowiste.
Le wowiste aime à
se
présenter comme ce qu'il est, à savoir un rebut
de la
société, mais aussi dingue que cela puisse
paraître, ce n’est pas le système qui
l’a
rejeté, non. Il a lui-même pressé le
bouton du
siège éjectable social. Et oui, parce que, pour
se faire
jeter, il faut déjà se faire remarquer.
C’est comme
sur un forum, on ne bannit jamais quelqu’un qu’on
ne voit
pas et comme notre wowiste n’est rien du tout dans la vie
réelle, aucun risque qu’il attire
l’attention. Il
s’est lui-même détaché de
« CE »
monde, comme il dit souvent, qui ne lui convenait pas ou plus. Le
wowiste préfère amplement vivre dans les univers
imaginaires de Tolkien et autres tarés qui voyaient des
lutins
un peu partout sans même avoir besoin de prendre du
LSD…
Le wowiste a démarré sa folie solitaire tout
jeune avec
les classiques Livres Dont Vous Etes Le Héros, des jeux de
rôles de table où l'on fait semblant d'avoir de
l'imagination et quelques films tels que Conan, Legend ou Willow. Ce
fut la révélation en pleine puberté.
Il
rêvait tout fort, habillé d’un simple
pagne en bas
et d’une armure étincelante en haut, qu'il
était en
train de sauver des elfes-femelles à moitié
dénudées et des princesses, toujours avec un
décolleté démesuré,
séquestrées dans un château
à plusieurs
niveaux par une bande de vilains gobelins qu’il finissait par
massacrer à grands coups de hache ou de pouvoirs magiques.
Ce
n’était pas bien méchant et il aurait
pu s’en
sortir une fois adulte. Mais voilà, Internet est
arrivé
et avec ça, les jeux online. Ce sera son bonheur et son
malheur
en même temps.
Sa vie réelle, qui n'était pourtant
déjà
pas très passionnante, s’est donc
achevée
dès sa première partie online. Socialement
parlant, il
est mort. Plus rien n’a d’importance
désormais. La
télé, les infos, la musique, les livres, les
films, ses
rares amis etc. Tout ça est mis au placard. La
troisième
guerre mondiale pourrait éclater, il ne serait
même pas au
courant. Du moment que son PC et que sa connexion ADSL fonctionnent,
tout va bien. Même ses RPG qu’il aimait tant
auparavant sur
ses consoles, c’est terminé. Elles prennent
désormais la poussière dans un coin, il ne songe
même pas à les vendre sur Ebay,
complètement
aspiré qu’il est dans son monde virtuel. Et puis
il
faudrait se déconnecter de WOW... Seule la question des
femmes
est restée identique chez lui. Il n'en a pas plus avant que
maintenant...
Contrairement à ce
que l’on pourrait penser, le wowiste n’est pas
vraiment fan
des nouvelles technologies, se limitant désormais
à deux
choses : sa ram et son espace disque dur, pour pouvoir mettre ses
extensions afin d’agrandir son univers et, par
conséquent,
rencontrer encore plus de gens inintéressants comme lui,
souvent
des geeks ayant des masses corporelles à trois chiffres. Ben
oui, rester à suinter derrière son
écran pendant
des heures en se nourrissant de chipitos au fromage et en buvant du
Coca, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour la
ligne…
Le wowiste est un parfait winner dans son univers. Ça le
change.
Vous comprenez maintenant pourquoi il refuse de revenir à la
réalité... La moyenne d’âge
des utilisateurs
varie de l’adolescent pré pubère ou
attardé
au cocu désabusé et dépressif
traversant la crise
de la quarantaine. Tous partagent le même point commun :
faire
des rencontres avec le sexe opposé. On se sent nettement
plus
courageux derrière son écran que devant la
personne, mais
ATTENTION !! Ils ne savent pas que les trois-quart des persos
féminins qu'ils croisent sont en fait d'autres hommes, et
dans
le même état de délabrement corporel et
mental
qu'eux. Ces pauvres nœuds s’imaginent tous draguer
des
petites minettes de 18 ans, ou moins, ayant la même gueule
que
leurs avatars...
Le wowiste, qui reste une énigme pour nous tous, a quand
même le privilège d’être une
thèse et
une anti-thèse à lui tout seul, car
même si on peut
saluer le courage qu'il a de gâcher sa vie de son plein
gré, on ne peut s’empêcher de se foutre
de sa gueule
de le voir se réfugier dans un univers bâtit par
des R.L.R
(Real Life Rulor) qui le spolient pour lui taxer plus de fric et finir
de peaufiner un véritable empire capitaliste dans le vrai
monde.
Dans son gigantesque univers virtuel, le wowiste se croit libre et
débarrassé de toutes contraintes humaines mais ce
n'est
qu'une prison dans lequel il paye pour qu'on l'y maintienne et qui,
niveau superficie, se cantonne au 6m² de sa chambre...

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:14

LE BOULET DES FORUMS
JPOP


Le
non respect des règles
-
Le boulet écrit toujours son topic dans le mauvais forum.
Exemple : topic « quelle ait votre chansom jpop
préférer? lol » dans le forum
achat et
vente… -
Le boulet fait toujours un topic du genre « quel est
votre

préféré? » lors de
son
arrivée.
Exemple : topic
« Quel est votre mambre de Dir Engrais
préférer ? lol » -
Le boulet se sent utile lors de la création d'un sondage.
Exemple : « non non non répondez sans
triché
svp. aller je fait un classement du jour lol »
- Le boulet abuse de la fonction « nouveau
sujet ».
Exemple : topic « vous avé vu battle
royale
1? » suivi du topic « vous
avé vu battle
royale 2? » - Le boulet est le
champion pour créer des topics archi débattus.
Exemple : « où cé que je peu
avoir des mp3? G pô trouver…
LOL » - Le boulet ne
connaît pas la fonction
« recherche » des forums qu'il
fréquente.
Exemple : « je ne sé pas si on a
dejà parler
de sa ici mais où cé que je peut acheter des cd
et dvd
jpop? LOL » -
Le boulet ne connaît pas la fonction
« éditer » et fait
double post sur double
post sans comprendre que ça énerve.
Exemple : Post 1: « LOL »
Post 2: « il va être genal cette
album »
Post 3: « Je
voulais dire génial, pas genal, mais génial, un
album génial lol » -
Le boulet ne sais pas mettre un avatar.
Exemple : topic
« comment je mé une image comme
vous? LOL » - Le boulet abuse
des couleurs et de la taille des polices dans ses messages pour se
démarquer. Exemple : BOnjOur
jE
sUi nouVo00o! lol

- Le boulet abuse des smileys.
Exemple : « Dsl Je le frait plu »
tears.gif
cry.gif lol.gif -
Le boulet poste le plus possible, soit parce qu'il n'a que
ça
à foutre, soit parce que c'est un nouveau jouet dont il ne
peut
se passer.
Exemple : Statistiques: 70 messages par jour.
Grade : ne se déconnecte plus. - Le
boulet insiste pour faire de la pub pour son blog, site, etc.
Exemple : « je vous conseil d'aller sur mon site,
www.letbou.fr.st, y a toutes les nouveauté et maime les news
LOL
» - Le boulet écrit en
majuscules parce qu'il pense qu'il sera plus lu.
Exemple :
« LE WEE-KEND ARIVE ET JAI BESOIN DE FOTOS DE HUTADA IKARU
LOL » - Le boulet n'a aucune connaissance
de l'orthographe et/ou écrit en langage sms.
Exemple : « X jpane c lé + grond!!! »
- Le boulet demande des choses qui se trouvent sur Google.
Exemple : « avé vous l'addresse de
google.fr svp » - Le boulet
dialogue avec une autre personne à raison d'un message par
minute, comme sur un chat.
Exemple : « lol » ;
« je te dirai sa
sur msn » ;
« d'accord » ;
« revenons au sujet »;
« oui revenons
au sujet lol » -
Le boulet ne sait pas faire un topic avec un nom précis,
dans
l'espoir que tout le monde lira pour connaître la suite.
Exemple : topic intitulé
« Help » ou autres…
- Le boulet est une buse pour taper des adresses correctement.
Exemple : « G mi [img*]http://C:\Documents and
Settings\moi\secret\neparegardé\ayumisuckhorse.jpg[*/img] sa
marche po ! lol » - Le boulet
répond bien souvent pour ne rien dire.
Exemple :
« bien di ! » - Le
boulet remonte de vieux topics pour ne rien dire dessus.
Exemple : « lol sa ses bien
vrai! » sur un topic vieux de 3 ans…
- Le boulet n'a aucune connaissance de la ponctuation.
Exemple : « svp je cherch l'addresse de l'url de google.fr
parske
je suis bloquer lol svp faite viiite j'ai mangé des moule
hier
» L'intégration
du boulet
-
Le boulet a tendance à lécher le cul pour se
faire
intégrer. Sans personnalité, il copie celle des
autres
pour être bien vu.
Exemple :
« lol il et super
ton avatar Toto428! » ; « ta trop
raison Toto428! » ; « T trop
marrant Toto428!
» -
Le boulet est par conséquent pitoyable, car le plus souvent,
il
suffit d'un rien pour le faire changer littéralement
d'opinion
sur un sujet.
Exemple : « Non,
cé pas vraie j'ai jamai aimé Toto428,
arrêter! » -
Le boulet peut se montrer agressif, lorsque l'on souligne sa
stupidité. Évidement, il ne peut pas comprendre
nos
arguments, et réplique avec des smileys méchants.
Exemple : « Et toi tes qu'un boulet
aussi! »
kill.gif
couteau.gif tedbundy.gif -
Le boulet veut donner son opinion sur tout, surtout si celle
là n'est pas fondé.
Exemple :
« moi je panse que c'est nul!
lol » - Le boulet est capable de
mentir honteusement pour s'intégrer facilement.
Exemple : notre_dieu_mana_sama écrit « je nez
jamai émé Mana! aréter!!! »
- Le boulet pense que tout repartira de zéro s'il
se réinscrit.
Exemple : « nah
mais ses truc la ses du passer jai changer et mon nom ses pas Toto13
mai Toto14. » - Attirer la
pitié est la dernière tentative
désespérée de l'intégration
du boulet.
Exemple : usage abusif des smileys qui pleurent ou invention d'une
maladie ou de graves problèmes pour expliquer son
«
ancien » comportement. -
Le boulet ramène en général au moins
un membre de
sa famille ou un camarade de son collège sur le forum.
Exemple : « bonjour je suis Titi28 et je suis l'amis
de Toto28 lol » - Le boulet
insulte en privé quand il sait se servir des messages
privés.
Exemple : « Conar
Toto970 le pédé lol »
- Le boulet menace de faire hacker le PC de celui qui souligne
sa stupidité.
Exemple :
« fait pas ton malin, parce que tu va
bientôt plus avoir de PC d'ordinateur » Les comportements divers
-
Le boulet poste des messages de moins de 5 mots. Cela souligne son
manque de réflexion et aussi le fait qu'il n'a rien
à
dire d'intéressant.
Exemple :
« arrète! » -
Le boulet n'écoute jamais les arguments des autres parce
qu'il vit dans son monde et pense avoir raison.
Exemple :
« Gackt sama mon bb c le méyeur alor
arétter! » - Le
boulet n'achète jamais rien mais est très
exigeant sur ce qu'il vole.
Exemple : « je ne veut unikement ds dvd rippé!
»;
« 192kbp/s, sait pas suffison, ta pas l'album en 320 ou en
flac?
» - Le boulet agace.
Exemple : « y paré k'il ya un
boulé sur se
forum, ou ilé? je les détéste ces
conards de
boulé! LOL » - Le boulet ne
sait pas faire une citation (1).
Exemple : mais c'est toi
le boulet abruti!
« sa veut dire koi sa?? » -
Le boulet ne sait pas faire une citation (2).
Exemple : « oué ben comme disait
confoisius
« piere ki roule, tous les chat sont gris!
» maidite
sa lol » -
Le boulet a tendance à mentir sur son identité
lorsqu'il
se réinscrit, même avec l'IP à l'appui.
Exemple : « je ne sui pas Toto52 mais je suis son
frere, je
ne veux plus venir, enfin il ne veux plus venir LOL »
- Le boulet est toujours pressé.
Exemple : « REPONDER
VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITE »
- Le boulet s'énerve face à la
vérité qu'il ne veut pas accepter.
Exemple : « merde Toto633 tu crois me faire du male
avek tes
sales vannnes mechente sur le visage refaite d'Ayumi, et ben tattort!
sa me fé rien du tou! espaice de vieux conard, demin tes
mort!! » - Le boulet ne sait pas
écrire « c'est ».
Exemple : « ses énervant a la fin, ces
pas parce-que
on marque moins de 5 mot que on est un boulet! sait vrai
koi! » -
Le boulet ne sait pas non plus écrire
« opinion », qu'il pense
dérivé de
« champignon » ou
« oignon ».
Exemple :
« donner moi vos opignions »
- Le boulet ne parle plus français lorsqu'il
s'énerve.
Exemple : « j'a veoxn scalpel hfad gnayumi bien fait
%lkgnopld merde Toto49 oalunx mour@mn eun fistule qgoa
ahahahaha! lol » - Et d'ailleurs
même quand il n'est pas énervé, on ne
comprend rien à ce qu'il raconte…
Exemple : « Ouai c pas faux mais bon C vrai que jpan
expo
ces bien mé si jai pas mes chausssures sur moi ces different
le
seul reproche que l'on peut faire c que c dur de marché avec
ou
sent surtout si on en menge un peu lol » -
Le boulet ne considère pas Internet comme un
réseau
d'échange d'idées ou de partage de
données, mais
comme un espace pour se faire des amis, ou pire, pour devenir
quelqu'un. En conséquence, il ne peut comprendre qu'il y ait
autour de lui des gens ne passant pas leur vie sur le Web et sortant de
chez eux.
Exemple : « soyer gentil avec
moi sinon vous aurez à faire à mon
avatar lol » - Sur les forums,
le boulet a TOUJOURS des avatars et des
signatures représentant soit DBZ, soit Saint Seiya, soit
Naruto.
Exemple : « G pri les meyeur des
serie manga en avatar: Saint Naruto Z !! lol » -
Sur les forums, le boulet a TOUJOURS des
avatars et des signatures dépassant les trois ou quatre mo
chacun.
Exemple : « j'ador ma new sign,
c sangohan ki s'bat contre nappa ! jvou lémi en HD lol
» - Sur les forums, le boulet a TOUJOURS
des signatures se voulant philosophiques dans le style JC Vandamme.
Exemple : « quand on est au sommet de la montagne,
c'est haut » - Le boulet change d'humeur
comme de chemise.
Exemple : « Cest marrant ce que t'as mis. J'aime pas
qu'on
se moque de moi… ch'tadore! gros
conard!! » - Le boulet confond
le participe passé avec l'infinitif.
Exemple :
« tout le monde aime hide sama c'est
obliger!!! » - Le boulet croit
qu'il suffit de reconnaître qu'il était un boulet
pour ne plus en être un.
Exemple :
« je suis plus un boulet ses finis sa!
LOL » -
Le boulet se créer volontiers un compte
spécialement pour
écrire un truc pas très sympa sans se faire
reconnaître.
Exemple : « Lui
sait un con de tte fasson »

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:15

LA
PAUVRE FILLE


Nunuche, dinde, idiote, conne,
fashion victim… Les mots ne
manquent pas pour nommer ce genre de nanas omniprésentes
dans le
milieu des japonisants. Nous avons choisi le terme de
« pauvre fille » pour la
désigner avec
tout ce que cela implique.
On la voit arriver de loin avec
ses
fringues choisies dans le noir et autres attitudes frisant la trisomie.
Totalement superficielle et futile, une seule chose compte chez la
pauvre fille: son apparence! Qu’elle soit belle ou moche,
l’ego est monstrueusement développé
chez elle et
elle fait tout pour le mettre en avant: coupe de cheveux à
100€, maquillage à la
Végétaline, vernis
fluo, parfum écœurant à la vanille,
loose socks,
portable traînant au cul tout un tas de breloques de mauvais
goût en provenance directe du Japon (triple
pléonasme).
Tout est factice et rapporté chez elle, rien n’est
naturel
à part sa connerie. Se sentant proche de ces pandas japonais
appelés « ganguro »,
la pauvre fille
ressemble à une touriste partout, même dans sa
propre
ville. Elle adore suivre la mode japonaise, avec trois ans de
retard… Etant creuse
intérieurement, c’est sur la petite
touche magique, le détail qui tue, qu’elle compte
pour
s’élever au-dessus de la tourbe. Pour se faire, la
pauvre
fille a le sens du sacrifice. Elle sautera des repas s’il le
faut
pour financer ses faux-ongles qui clignotent, la dernière
paire
de moon-boots à talons-aiguille ou son paquet de serviettes
hygiéniques Hello Kitty. La convoitise est son point faible.
Elle adore baver devant une vitrine, réelle ou online, en
s’imaginant posséder sa lubie du moment. Elle ne
parle que
de ça pendant un mois, elle le dessine parfois. Une fois
l’objet acquis, elle en profite un peu et puis le laisse
très rapidement pourrir dans un coin pour finalement le
revendre
sans regret l’année suivante sur Ebay. Elle a,
entre
temps, recommencé le même numéro avec
un autre
objet.
La pauvre fille est une bouteille de soda gazeux
qu’il
faut continuellement agiter sinon les petites bulles retombent. Son
engouement pour quelque chose à la même
durée de
vie que son rimmel.
Jamais elle ne s’est remise de son enfance nourrie de Barbie,
symbole même de la pétasse
matérialiste, et surtout
de séries animées japonaises avec des magical
girls
dedans, comme Sailormoon par exemple. Ce fut le déclic.
Combien
de monstres le Club Dorothée a-t-il engendré
ainsi? Toute
sa vie ne sera qu’une suite de rose bonbon, de paillettes,
d’étoiles, de petits cœurs et une
conception de la
réalité proche de celle de Bisounours Land. Elle
parle en
bébé, glousse énormément et
écrit en
langage SMS sur les forums. A ce propos, on la reconnaît
très vite sur ces mêmes forums grâce
à ses
immenses bannières en .jpg baveux et/ou avatars multicolores
avec son prénom ou pseudo écrit dessus. Certaines
ne
dépassent pas les 6 ans d’âge
mental… Sa conversation fout le bourdon,
tout tourne autour de sujets
futiles et inintéressants: la mode, sa collection de
poupées, son dernier piercing en date, son voyage au Japon
où elle a fait toutes les boutiques de Shibuya, la nouvelle
coiffure d’une chanteuse Jpop etc. Inutile
d’essayer de lui
parler de politique, ça ne l’intéresse
pas du tout
ou juste pour dire que Bernadette Chirac a beau s’habiller en
Chanel, elle reste hideuse et n’a aucune classe, ce qui
n’est pas faux d’ailleurs…
Elle tient sur
moins de 500 mots de vocabulaire, les confond entre eux, comprend rien,
fait rire sans le vouloir et sans savoir pourquoi. Tout le monde se
fout de sa gueule par derrière et est un
véritable sujet
de plaisanterie pour ses amis lorsqu'elle n'est pas là. Des
Cathy Guetta en puissance!
La pauvre fille vit dans un rêve
éveillé. La
misère, la maladie, la mort, ça
n’arrive
qu’à la télé pour elle, dans
des pays
lointains… Le vrai malheur pour elle, c’est
d’être à court d’auto-bronzant
un samedi soir,
se casser un ongle ou d’apprendre que son
esthéticienne ne
pourra pas venir lui faire le maillot à domicile…
Devoir
se montrer telle qu’elle est, sans masque pour se cacher, est
son
angoisse la plus profonde!
Ses loisirs tournent autour du cosplay, lire des shôjo manga,
danser, faire du shopping, maquiller sa poupée, voir
d’autres pauvres filles, s'occuper avec amour de son
clébard virtuel sur sa Nintendo DS rose pendant que son vrai
chien crève de faim dans la cuisine, entamer des
régimes
de deux heures et se regarder dans la glace. Très important
ça! Comme tous les cons de la jeune
génération,
elle a un Skyblog. Avec des articles écrits en alternant les
majuscules avec les minuscules, et faisant perdre 8/10 à
chaque
visite tant les couleurs sont criardes, c’est un temple
érigé à sa propre gloire.
Grâce à son
numérique, elle pond galerie sur galerie: elle avec ses
« koupiiiiiineuh » (voir notre dictionnaire de la
pauvre fille

pour comprendre la signification de ce mot et d'autres qu'elle emploie
sans arrêt…), elle avec ses parents, elle avec son
chien,
elle avec elle… Elle! La star!! Elle se voue un
véritable
culte de la personnalité. Un mélange
d’exhibitionnisme latent et de mégalomanie
puérile.
Elle voudrait tant être célèbre. En
public, elle
reste modeste, disant qu'elle se trouve moche et qu'elle a un gros cul.
En fait, elle attend qu'on lui dise le contraire, ça la
flatte
et la rassure.
Paris Hilton est son modèle de
perfection
physique, Robbie Williams son amant imaginaire quand elle se doigte,
Harry Potter sa bible, les Sims son jeu vidéo phare, Le
Journal
De Bridget Jones son film culte, Star Academy l'émission
à ne jamais rater, Peach Girl son manga fétiche.
Des
références!… Le
mariage est une de ses obsessions. Le plus tôt possible
sera le mieux. D’une part, parce que rester seule plus de 2mn
lui
est insupportable et de l’autre, pour pouvoir enfin porter
une
robe de mariée. Comme Muriel, c’est un de ses
rêves
d’enfance. Elle veut la totale là-dessus, avec la
calèche tirée par les chevaux blancs, les fleurs
d’oranger, la pièce montée de 4m, le
lancer de
bouquet, 400 convives, tonton René bourré au
mousseux et
qui vomit partout, la danse du tapis etc. Bref! le parfait mariage
beauf de province! Et puis quelle merveilleuse occasion pour elle
d’être le centre
d’intérêt et recevoir
le plein de cadeaux. Quand elle aura des gosses, lui faisant ainsi
doubler sa culotte de cheval, elle continuera de jouer à la
poupée en les habillant et les déshabillant, en
leur
mettant du parfum sentant le chocolat, et en leur conseillant de
toujours sourire dans la rue pour bien montrer aux gens qu'ils
croiseront à quel point leur si jolie maman est gentille
avec
eux…
Contrairement aux autres loseuses
japonisantes (gothiques,
visualeuses,
yaoiste, béjhideuses
etc.), la pauvre fille consomme de l’épiderme
masculin.
Elle a très souvent un coquin voire même
plusieurs,
parfois en même temps… Les pouffiasses attireront
toujours
de la clientèle. Le plus dur pour son mec sera de la
présenter à ses potes sans que ceux-ci
n’éclatent de rire…
Elles
changent de
meilleur(e) ami(e) toutes les 30 secondes, se veulent kawaii
même
quand elles dorment, s’enflamment pour rien, aiment tout ce
qui
est soi-disant positif (l’amitié,
l’été, les vacances, sucer…)
et fustigent
les trucs négatifs « parce
qu’il y a
déjà assez de gens méchants comme
ça dans
la vie, bouh! »… Ne
les démolissez pas si vous en rencontrez, mais amusez-vous
à leurs dépends. Prenez-les pour ce
qu’elles sont
mais en la jouant second degré vu qu’elles ne le
comprennent pas. Vous passerez un excellent moment de
détente.
Elles sont la plupart du temps pas méchantes, juste
« gentilles » comme on
dit… Par contre,
n’hésitez pas à les humilier
dès que vous le
pouvez. Elles ont sérieusement besoin de recevoir quelques
coups
de pieds dans leur cul mou afin de leur faire prendre conscience des
choses. Par exemple, pour Noël, offrez-leur un coffret
anti-cellulite assorti d’un ravissant gant de crin.
Ça les
mortifiera au plus profond d’elles-mêmes car, comme
toutes
ces idoles en carton-pâte n’aspirant
qu’à
être aimées, elles sont bourrées de
complexes.

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:17

LE COSPLAYEUR


Le cosplayer est un monument à lui tout seul. Rarement la bêtise humaine et l'absence de dignité ne se sont autant distinguées qu'avec lui.
Souvenez-vous de vos Mardi-gras à la maternelle, quand vous faisiez des costumes en papier crépon, des masques et des colliers de nouilles. Vous aviez moins de cinq ans et vous finissiez la journée en chantant les génériques de dessins animés à la mode dans la cour de l'école. C'était mignon tout plein. Et bien le cosplay, c'est la même chose mais avec 15 ou 20 ans de plus dans la face désormais acnéique des déguisés !
Tel le carnaval annuel gay de San Francisco, on voit débarquer depuis quelques années dans les salons dédiés aux « japoniaiseries » des armées entières d'épouvantails grimées avec les moyens du bord et prêtes à se donner en spectacle à l'aide d'une chorégraphie improbable mais qu'elles ne manqueront jamais de filmer en numérique pour la proposer ensuite, fièrement, sur un site dédié, afin que le reste du monde puisse les voir. On tient là l'aspect primordial du cosplayer : être vu !
Le cosplayer ne vit plus que pour ces salons. Il faut le comprendre aussi, ce sont ses seules sorties de l'année. Son calendrier ne comporte que des dates vitales pour lui : Baka Manga en mars, Epita en juin, Japan Expo en juillet, rattrapage des examens en septembre, Bd Expo en octobre, Noël en décembre… Chaque jour passé le rapproche un peu plus de celui où la larve deviendra papillon. En attendant ce jour bénit, il chine à la recherche de tissu bon marché, découpe, scotche, colle, coud et répète devant son miroir.
Démarré au départ comme un simple pari entre potaches, le cosplay est devenu une véritable institution dans les salons et pris très au sérieux par ses fans les plus durs. C'est désormais un mode de vie pour certains que de se travestir pour un parterre de visiteurs qui n'en demandaient peut-être pas tant. Amusons-nous un instant à imaginer ce que donnerait un gigantesque incendie dans ces lieux clos, où l'on fait entrer plus de personnes que les règles de sécurité ne l'autorisent juste pour faire plus de fric, et la tâche ingrate pour les parents que de devoir reconnaître à la morgue les corps carbonisés de leurs rejetons uniquement par les restes de leurs costards…
Mais entre ceux qui ne sont là que pour s'humilier en public et gagner des invendus en guise de prix, il y a aussi des tonnes de participants qui y croient et se la jouent dans des costumes sponsorisés par Moltonel. On les voit, paradant à l'aide d'armures de Chevaliers du Zodiaque taillées dans des barils de lessive de 10kg, monstrueux de prétention et d'imbécillité. Et ne parlons même pas de ces ersatz de filles moches aux cuisses flasques toutes piquetées de cellulite tremblotante, empaquetées tant bien que mal dans des sacs poubelles flashy censés représenter des costumes de « magical girls » et prêts à exploser tant le volume de barbaque molle les remplissant est important. Si vous voulez emballer des cosplayeuses, il vous faudra presque obligatoirement aimer la charcuterie. Pourquoi ne se réservent-elles pas pour d'autres salons, celui de l'agriculture par exemple ? Certains affirment sans rire que « le cosplay, c'est de l'art ! » Et du lard surtout…
Pour une large majorité de ces résidents permanents du pays des rêves, le cosplay sert surtout de thérapie grâce au transfert de personnalité. Costumés comme leurs idoles, ils peuvent se prendre pour ce qu'ils aimeraient tant être dans la vie. Enfin ! ils sont beaux. Enfin ! on les regarde. Enfin ! ils sortent de l'anonymat. Enfin ! ils ressemblent à ces héros de la télé qu'il visionnent toute la sainte journée. Ces cosplay sont de véritables soupapes pour évacuer le stress de gens sans personnalité se morfondant dans une vie minable et un complexe d'infériorité hors norme.
L'argumentation des fans de ces bals costumés pour adolescents attardés et restés bloquer dans une enfance insouciante et idéalisée est : « C'est pour délirer entre amis ! »… Drôle de délire quand même. Et drôles d'amis également. Ils ont beau dire qu'ils sont là uniquement pour amuser la galerie, c'est faux. Leur désir est avant tout d'être vu, de devenir l'attraction du moment le temps d'un après-midi et recueillir quelques bravos. Certaines ne font ça uniquement dans l'espoir de se faire remarquer par un directeur de casting, n'hésitant pas à revêtir le minimum syndical question costume. Le cosplay n'est rien d'autre que de l'exhibitionnisme.
Et attention! Le cosplayer a beau être un abruti de première, il est fier! Vous pouvez lui piquer toutes les photos que vous voulez sur son Skyblog et autres forums consacrés, pas de problème, à condition de toujours le complimenter à la fin sur son costume, physique et air intelligent. Mais si vous avez le malheur de rire de lui, il se sentira humilié et vous écrira pour vous sommez d'enlever immédiatement ses photos parce que vous n'avez pas les droits d'auteur ou l'autorisation. Avide de reconnaissance et de gloire, il ne faut surtout pas le rabaisser et lui dire autre chose que ce qu'il s'est lui-même auto-convaincu, ça lui rappellerait trop sa vie de tous les jours.
A bien regarder, le cosplayer n'a même pas besoin d'être ridiculisé ou traîné dans la boue, il s'en charge lui-même à chaque salon et avec le sourire. Et puis, quelle joie pour celui qui doute de découvrir grâce à ces imbéciles qu'il y a toujours plus bête que soi ! Espérons qu'un jour il comprenne que ses tenues grotesques et autres chorégraphies épileptiques font que l'on rit de lui et non pas avec lui. Le ridicule ne tue pas certes, mais il achève

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:19

LE WEBMASTER ÉTUDIANT


(Moi, quoi Razz)

Ce fan là est toujours sûr de lui car il connaît les ficelles du html, du php, du javascript et accessoirement du Flash. Normal, il l'étudie toute l'année dans un obscur cycle d'ingénieur informaticien ou assimilé, chiant comme les blés, et qui le mènera à l'ANPE dans moins de dix ans. En attendant, il est toujours prêt à débarquer avec un site du tonnerre en promettant monts et merveilles.
Sur le plan technique, il n'y a rien à redire, c'est du travail de pro, chiadé à mort et digne de la NASA, mais il a oublié l'essentiel en cours de route : le fond. Et oui, entre coder et écrire, il faut choisir. Une seule chose l'intéresse: concevoir le site, bâtir le squelette, mais le remplir, ça l'emmerde. Quand il est fréquentable, il peut faire des merveilles dans une équipe mais tout seul, il est condamné d'avance. Tout cela n'est pas bien grave puisqu'il disparaît en juin sans crier gare. La saison des examens lui est toujours fatale.
Il existe une variante dans le sens inverse : le webmaster estival, qui occupe ses journées oisives à faire un site Jpop donnant le plus souvent une belle erreur 404 dès la rentrée ou un message d'excuse aigre-doux, nous disant qu'il n'a vraiment pas le temps de continuer à s'occuper de son site, le même site qui commençait à sentir le pâté depuis quelques temps d'ailleurs pour les mêmes raisons citées plus haut. Les prétextes, c'est comme les trous du cul, on en a tous un. En réalité, cela l'arrange bien d'avoir des études à reprendre pour larguer son site car son engouement pour la Jpop s'est estompé dès les premières semaines et il est vite revenu à ses premiers amours pour occuper ses moments de libres: les jeux vidéos en réseau. Pour ça, il aura toujours du temps. On ne se refait pas dans la vie. Geek un jour, geek toujours !

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:21

LE MÉTALLEUX
Le métalleux est présent dans toutes les tranches d'âge. Il s’habille en noir, a toujours les cheveux longs, sales et gras, portés sur une bonne petite tête de gagnant, et est parfois tatoué et/ou piercé. A défaut d’être un intellectuel, le métalleux est un manuel : il fait sans arrêt des doigts d'honneur, forme les cornes du diable avec sa main et headbang (secoue la tête) pour se débarrasser de ses pellicules les plus tenaces en écoutant sa musique.
Là-dessus, le métalleux se considère comme l'élite musicale. D'après ses dires, le métal est un style difficile d'accès, très complexe, alors qu'en fait, il s'agit juste de reproduire en moins de quatre notes sur une guitare électrique le même son que l’on entend sur un chantier de démolition et de faire dans un micro la meilleure imitation possible d’un cancéreux de la gorge.
La musique japonaise lui passe complètement au-dessus du cigare, puisque les groupes de métal japonais ça n'existe pas. C'est en tout cas ce qu'il dira même si certains considèreront cependant le rock visuel comme du métal ce qui amusera toujours au plus haut point les initiés.
Afin d’être précis, classons le métalleux en trois catégories parmi les plus connues.
Le métalleux rebelle
C’est le plus répandu. Il a en général entre 12 et 18 ans et peu de repères musicaux. C’est alors que notre cher ami découvre les joies de la bande, des copains, etc. L’influence du gang s’exerce sur lui qui n’est qu’un mouton innocent en quête d’un modèle à suivre. Une véritable feuille blanche attendant d'être écrite. Grâce à ses petits camarades donc, il vient d'avoir LA révélation en écoutant des groupes « super dark » comme Rammstein, Linkin Park, System Of A Down, et surtout Slipknot (LA référence des métalleux rebelles). Il découvre alors ses nouveaux dieux. Comment a-t-il pu vivre auparavant sans eux ? En se distinguant des minettes qui écoutent Paris Hilton, des racailles et autres « mecs de la téci qui ont souffert leur race », notre métalleux se sent différent. Il pense écouter des groupes détenant la vérité vraie. Il a trouvé sa voie, sa raison d'être.
Evidemment, il faut qu'il affiche cette nouvelle personnalité au grand jour, donc, nouveau look. Il décide d’aller dévaliser les magasins de skate, comme l’Indien Boutique et Goéland Productions. C’est dans ces endroits qu’il trouvera son bonheur. Des baggys XXXL qui lui tomberont jusqu’aux genoux pour que l’on puisse admirer son caleçon, des pulls à capuche avec des messages hautement intellectuels tels « All we need is beer », « Fuck Bush », « casse-couilles et fier de l'être » etc.
Autre marque de fabrique du métalleux collégien : son sac à dos qu’il ne quittera plus, même vide, mystère encore irrésolu. Dessus, on y trouve toute sorte de choses : des badges « anarchie », dont il confond parfois le signe avec « peace & love », les autocollants officiels des groupes qu’il affectionne ainsi que des messages stupides marqués au Tipp-Ex : Che 4ever (dont il pense qu’il est espagnol…), le nombre 666 et le classique : « mort au capitalisme »… En effet, notre métalleux veut affirmer sa haine contre la société capitaliste dans laquelle il vit. Cette même société qui lui permet d’être ce qu’il est. C’est sa petite touche personnelle et croit être le seul à avoir le courage de porter des slogans aussi forts et engagés…
Mais c’est surtout la musique qui l’intéresse. Pour briller devant ses autres collègues métalleux, il dira que le métal lui fourni de l'émotion, lui fait oublier les soucis quotidiens etc. Mais en réalité, c'est uniquement quelque chose qui lui permet d'emmerder ses parents ! Comme tous ces foireux, le métalleux rebelle est avant tout un ado en pleine crise mais qui n'ose pas ouvrir sa gueule devant son père strict et alcoolo qui l'a élevé à coups de ceinturon et de nerf de bœuf. Et c'est donc à l'aide de métal de supermarché qu'il pourra crier par procuration toute sa colère intérieure.
Il choisit avec grand soin ses groupes. Il faut impérativement que le chanteur « gueule ». Le rock, ce n'est pas assez braillard pour lui, il a besoin d’artistes dont il peut dire : - « C'est des oufs ! Ils sont vraiment trash dans leurs têtes ! ». Il est aussi hystérique devant un gros guitariste rouquin qu’une goth-pouf face à un travelo japonais édenté… Il est en adoration devant les membres d’un groupe qui font tout ce que lui n’ose pas faire, d'où le qualificatif de « oufs »…
Oui, le métalleux rebelle se satisfait de très peu de choses. Il est en revanche inconcevable pour lui de s'ouvrir à d'autres styles musicaux. Le rap ? Musique de racailles de merde ! La pop ? Musique de pétasses de merde ! Le classique ? Musique d'intellos de merde ! La new wave ? Musique de vieux cons de merde ! etc. Le rap est d'ailleurs l'ennemi juré du métal. Les deux clans se disputent sans arrêt dans les cours de récré avec, comme imparable et seul argument : « Le rap/métal c'est de la merde ! » Ça vole très haut…
Passé 18 ans, deux chemins sont possibles : soit il arrêtera son tapage diurne car il a le BAC à passer, et puis il a fini par prendre une douche, est allé chez le coiffeur et, grâce à ce gros coup d'hygiène, s’est trouvé une copine dans la foulée. Il n’a donc plus le temps, a évolué et revendra ses disques à la prochaine foire au troc de sa ville ; soit il n'évoluera pas et s'enfoncera un peu plus en devenant un true métalleux.
Le true métalleux
Agé de plus de 18 ans, souvent ancien métalleux rebelle, le true métalleux écoute désormais, comme son nom l'indique, du true metal : Metallica, Death, Cannibal Corpse, Scorpions (parfois en cachette car même lui a compris que ce dernier groupe faisait de la soupe Top 50). Ça fait tout de suite plus sérieux, plus adulte !… Pourtant, les changements ne sont pas très importants au niveau musical : toujours du bruit saturé et un chanteur cradingue d’une laideur repoussante qui ne sait s’exprimer de la même façon que s'il s'était coincé les testicules dans une porte… Seuls les textes changent vraiment. Après l'adolescence, il a eu l'idée de lire les paroles des chansons de ses ex groupes favoris et il fut bien déçu. Celles de Linkin Park ne contiennent même pas un seul « fuck » !! Il y a vraiment tromperie sur la marchandise là ! Voilà pourquoi il faut maintenant plus au jeune métalleux. C’est comme la drogue. Il se renseignera donc sur Internet pour connaître les groupes les plus hard et les plus méchants. Il découvrira ainsi le death metal, thrash (qu'il écrira souvent « trash »…) metal, black metal, metalcore etc.
Musicalement, notre métalleux devient de plus en plus extrémiste. Tout groupe qui n’aura pas un nom ayant une sonorité viking, « underground-des-caves », ou de chanteur vomissant son kebab dans son micro, est un groupe commercial de merde. Etant extrémiste musicalement, il devient extrémiste tout court. Celui qui n’est pas comme lui est un con. Le métalleux a en effet une vision manichéenne. Quand on pense que les racailles et les métalleux se font la guerre alors qu'ils sont exactement pareils…
Il y a aussi les combats qui changent. Le lycée étant fini, il ne pouvait plus se fritter à des rappeurs et sentait donc sa raison d'être s'envoler. Alors il s'est trouvé un nouvel ennemi : le neo metal. Le true métalleux a une totale aversion pour ce style. Pourquoi ? « C'est de la merde ! » CQFD. Le true métalleux n'aura jamais d'autre justification. Mais quels sont ces groupes honnis ? Linkin Park, Slipknot… Bien sûr, il n'avouera jamais qu'il les adorait pendant sa jeunesse, c’est-à-dire l’an dernier… Il essaye de nous faire croire qu'il est né et a toujours été un true métalleux… Les plus extrêmes auront la même aversion pour le métal dit « mélodique », qui n'est pas vraiment différent, mais que le true métalleux considère comme une forme impure, vouée à être commerciale, un genre de trahison…
Après avoir passé trois ans au lycée, mais souvent plus car sa tête ne lui sert qu’à être secouée pour faire tourner sa tignasse graisseuse, notre métalleux quitte ce monde insouciant où il était couvé par le système administratif. Il entre soit à la fac, dans une école ou dans la vie active. C’est alors que les moqueries commencent. Au lycée, se sentir différent et jouer les rebelles, c’est cool, mais après le lycée ça l’est moins. On se moque de ses cheveux à l’huile, de ses jeans dans lesquels on pourrait en mettre quatre comme lui, de ses groupes régurgiteurs etc. Bref ! de sa personne et là, il prend enfin conscience qu’il est ridicule. Suivant son caractère, il peut se suicider en s’immolant dans un immense bûcher où il fera tout d’abord cramer ses Cd gravés, ses fringues purulentes puis lui-même en se jetant dedans. Ses dernières paroles sont souvent : « ANARCHIIIIIIIIIIE… Ayayayayayaïllle, ça brûûûûûûûle… »…
Mais la plupart du temps, notre ancien métalleux rejoint le deuxième groupe de personnes dans son monde manichéen : les gens normaux. Ces cons inintéressants qu’il méprisait tant avant, il en fait désormais partie mais avec toujours un pincement au cœur quand il entend quelqu’un vomir ou voit un djeun’s arborant un T-shirt prônant l'anarchie. « Ah… c’était le bon temps ! » se dit-il, avant de se replonger dans son boulot : surveillant de la friteuse chez McDo. Au moins, il est sûr de garder les cheveux gras…
Le métalleux sataniste
Le métalleux sataniste est en général un ado entre 12 et 18 ans. A la base, simple métalleux classique, il a trop pris au sérieux les clowns du black metal qui se maquillent et arborent toujours un air diabolique sur les photos. Etant naïf, voire même très con, il n'a pas assez d'esprit pour prendre du recul devant tout ça. C’est du premier degré total pour lui.
Le métalleux sataniste se sent rejeté de tous, même de sa propre famille. Heureusement il a découvert son libérateur en la personne de Satan ! Et c'est donc pour l'invoquer, et s'échapper de cette vie de merde (il le répète souvent), qu'il se peinturlure le visage en noir et blanc, parfois du rouge pour imiter du sang, et écoute ses groupes favoris : Cradle Of Filth en tête, suivi de Dimmu Borgir ou Venom. Il ne considère pas tout ça comme de la musique mais comme une vraie religion. Ah ! Comme il aimerait pouvoir incendier l'église de son patelin ! Si seulement il n'avait pas acheté tous ces Cds et cette trousse à maquillage Yves Rocher en promo, il aurait pu se le payer son bidon d'essence !… Ou alors, a-t-il peur de la réaction de maman ? Ben oui, le sataniste a beau se revendiquer fort, né pour servir Satan, et par conséquent destiné à devenir l'élite, c'est toujours ses parents qui lui donnent à manger. Mais ça, il ne faut surtout pas lui en parler.
Comment évolue-t-il avec le temps ? Comme le métalleux rebelle, le métalleux sataniste se rend compte qu'il n'aura pas son BAC en cassant les oreilles des gens et ira donc ranger son pot de peinture et ses crânes humains en os de plastique véritable. A regret. Il est toujours douloureux de devoir abandonner ses jouets et de devenir adulte.
Deuxième possibilité : il s'est rendu compte de toute sa connerie, a honte et décide de se venger en exploitant ceux qui n’ont pas encore fait leur auto-critique. Grâce à un plan de carrière mûrement établi, il devient chanteur, prend un pseudo ridicule, comme Martine Mesrine, par exemple et pompe tout l'argent de poche des jeunes métalleux satanistes.
Troisième possibilité : c'est un malade mental. Vous savez, ces satanistes surhumains qui égorgent des caniches, éjaculent sur des tombes et espèrent un jour qu'une belle vampire acceptera de planter ses crocs factices dans sa verge semi-molle. Et oui, à haute dose, le chichon, ça ravage les corps caverneux…
Paradoxalement, avant de devenir un boulet métallique, il était peut-être un jeune apprécié ; peut-être même qu'il faisait le bonheur de ses parents en rangeant sa chambre… Alors pourquoi a-t-il choisi cette voie ? Comme tant d'autres sous-produits chiés par la société de consommation des pays trop riches : l'ennui. On les crée juste pour acheter. Il dira le contraire évidemment et expliquera que le métal est un état d'esprit et qu'il est différent des autres etc. Bien sûr, ils sont tous différents des autres ces gens-là, ils ont les mêmes fringues, les mêmes gueules, écoutent la même musique, mais ils sont tous différents… Pauvres gens.

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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Dim 8 Juin - 15:23

L'HARDCORE GAMER

Dans les années 80, les jeux vidéos dits « violents » se résumaient surtout à des jeux appelés « shoot them up », des vaisseaux spatiaux tirant sur tout ce qui bouge, et des « beat them up », des jeux de baston, souvent de rue, où un lobotomisé devait aller délivrer à la force de ses couilles sa fiancée enlevée par un gang rival. Un scénario désormais usé jusqu'à la corde… Les capacités des machines étant ce qu'elles étaient, on y croyait pas vraiment à ces amas de pixels, plutôt petits, carrés, crantés et assez peu colorés. On en ressortait rarement violent, à moins d'avoir à la base le cerveau d'un animateur de radio FM…
Ensuite, dans les années 90 ont débarqué les grands jeux de baston. Street Fighter 2 est le plus célèbre. Les capacités des machines doublant chaque année, le réalisme commençait à poindre le bout de son nez et l'identification des joueurs à leur personnage favori avec. Puis Mortal Kombat est arrivé. On pouvait, en plus de la classique distribution de mandales, arracher la tête de l'adversaire par exemple, avec des litres de sang en prime évidemment. Le gore faisait son apparition. Un nouveau cap était franchi. Les éditeurs de jeux vidéo se faisaient un peu tirer les oreilles par les associations de familles mais ça rapportait tellement d'argent… A l'époque, Sega avait décidé de sortir une version non censurée pour sa Megadrive, au contraire de Nintendo pour sa SNES. Nous vous laissons deviner laquelle des deux s'est le plus vendue…

Désormais, les consoles et PC sont aussi puissants que les meilleures machines d'arcade. On arrive à faire des productions hyper réalistes. La grande mode en ce moment va aux jeux de guerre. Lancé par Wolfenstein voilà de ça dix ans, jeu de con par excellence dans lequel il fallait flinguer du nazi dans les couloirs d'un donjon, les variantes améliorées se sont multipliées. Counter Strike est désormais un classique du genre, c'est même devenu un sport pour certains, avec entraînement quotidien, coach et concours… Avec tous ces jeux, on passe du sniper planqué en haut d'un immeuble et qui descend lâchement ses adversaires, au soldat kamikaze qui fonce seul contre tous, avec juste sa bite et son couteau, face à une armée ennemie, ou à refaire carrément les grandes campagnes des anciennes guerres, gagnées et surtout perdues. On peut même choisir son camp : Weirmacht, Armée Rouge, Marines etc. Les jeunes Allemands peuvent enfin venger l'honneur de leurs grands-pères tombés à Stalingrad et les Américains remporter la guerre du Vietnam… Le réalisme est poussé à son paroxysme, et lorsque l'intelligence artificielle du programme n'est plus suffisante, on joue en réseau, avec d'autres bozo, à se tirer dessus, à tuer des ennemis pour faire gagner son armée, son pays !…

Avant pour former les gosses à la guerre, il y avait les jeunesses hitlériennes, maintenant, y'a les jeux vidéos. Ces jeux fascisants ne sont rien d'autre que du dressage martial. Apprendre à lire des cartes sur un front imaginaire et à commander des unités, ça, c'est pour les stratèges en herbe. Aller flinguer du « bougnoule », du « niakoué » ou du « coco », M16 ou Ak-47 en pogne, c'est pour les soldats à tendance psychopathe. Y'en a pour tous les goûts et ça peut donner envie à des abrutis de s'engager pour de vrai afin de sauver la Liberté du monde… Etre un héros militaire, c'est toujours plus bandant que de devenir plombier comme Mario de toute façon.
Que faire pour ces jeunes trépanés qui pensent être des soldats dans l'âme et qui sont sûrs qu'en Irak, c'est comme sur leur PC ? Leur crever les yeux et leur couper les pouces ? Non, mieux vaut les laisser s'engager. Ces gens-là sont totalement déconnectés de la réalité. Ils se feront buter dès le premier mois. Sur le front, il n'y a pas de cheat code donnant munitions illimitées, vision à travers les murs et autres vies infinies. Quand on meurt, c'est pour de bon. Mais après tout, un bon soldat n'est-il pas un soldat mort et réduit à l'état d'engrais naturel ? Ça fera des appartements de libre pour les planqués mais pas de veuves à consoler hélas ! N'oublions pas qu'un hardcore gamer, ça ne baise jamais.

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Sakamoto Asuka
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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Sam 21 Juin - 15:33

S'a a du t'en prendre du temps pour faire tout ces portraits.
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Nakamura Kumiko
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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Mer 25 Juin - 22:47

Pas mal, oui ^^

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Tâche de t'en souvenir, Nakamura
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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Jeu 26 Juin - 10:02

Oui, j'avoue.
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Hiniku Samishii
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MessageSujet: Re: Portraits de fans   Ven 1 Aoû - 11:46

C'est très bon! Very Happy

Moi, j'avoue que je suis fan de Naruto, surtout Shippuden, même si Sai fait chier Naruto et Sakura, maois pas au point de lui ressembler physiquement! Razz
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MessageSujet: Re: Portraits de fans   

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